PUBLICATION INDUSTRIELLE. 421
ment à modifier encore et à améliorer la fabrication des tricots par métierscirculaires.
Nous avons tâché, par nos recherches, d’établir, avec régularité, lesperfectionnements successifs, afin d’aider, autant qu’il était possible, lesmécaniciens, fabricants ou inventeurs qui travaillent ce sujet ; nousserions heureux d’avoir réussi.
MM. Berthelot et Jacquin ont fait admettre à l’Exposition universelle deLondres un spécimen de leurs métiers, et nous espérons qu’ils seront vusavec faveur malgré le parti pris qui a, jusqu’ici, fait refuser par nos voisinsce genre d’industrie si intéressant par le bon marché des produits qu’ellefournit, comme par les combinaisons mécaniques qu’elle enfante. Di-sons cependant que l’on a remarqué dans la salle anglaise, non sans quel-que surprise, un métier circulaire à tricot, exposé par un mécanicien an glais et qui a été exécuté en France par un constructeur français .
APPLICATION DES MÉTAUX PAR LA VOIE HUMIDE,
Par M. Gaudin, chimiste-manufacturier à Paris .
Jusqu’à présent, pour obtenir un résultat, dans l’application des métaux, parl’immersion ou par la pile, on a constitué les bains, à l’aide d’une solution dans unliquide acide, basique ou neutre, d’un ou de plusieurs sels produits par la chimie,et appartenant à l’espèce du métal ou des métaux que Ton veut appliquer sur lapièce à recouvrir ; c’est-à-dire que jusqu’à ce jour on a constitué les bains en satu-rant, avant l’emploi de l’immersion ou d’un courant galvanique, le liquide acide,basique ou neutre, au moyen d’un ou de plusieurs sels métalliques ; les bains étantensuite entretenus à l’aide A'anodes en métal correspondant, par leur espèce, aumétal ou aux métaux dont étaient formés les sels dissous préalablement pour orga-niser les bains.
Par le nouveau procédé présenté par M. Gaudin, on fait une dissolution à satu-ration complète de sel marin ( gemme) ou de cuisine, comme on voudra l’appeler;on la laisse sur le feu pendant deux heures, puis refroidir, et on la fait filtrer.
On ajoute ensuite à cette dissolution un demi-gramme d’acide sulfurique pur parcent grammes du liquide saturé : on laisse reposer le tout pendant 24 heures et onfiltre une seconde fois.
Cette liqueur ainsi constituée, on y trempe une anode du métal que Tou veutdéposer, à l’aide d’un courant galvanique, et au bout de deux heures le bain donnesur la pièce à recouvrir.
Pour obtenir, par exemple, un bain d’argent, au trempé, il suffit de faire dis-soudre partie d’un morceau d’argent dans la liqueur, de l’y laisser séjourner, et lebain est prêt à servir au bout de 24 heures.
Ces proportions peuvent servir pour l’or, l’argent, le cuivre, le fer, l’acier, lezinc, le platine, etc. C’est ainsi qu’à l’exposition de 1849, on a remarqué de fortsjolis sujets sur lesquels l’auteur avait appliqué des couches d’acier. On peut opéreravec la même base, en changeant l’acide et en employant l’acide nitrique ou lechlore hydrique, soit seuls, soit combinés avec l’acide sulfurique; toutefois lepremier procédé est préférable.