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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE. 423

arrêterons principalement sur celles de ces inventions qui ont pour butspécial la fabrication proprement dite,

En première ligne, nous trouvons M. Maquet, qui s’est occupé sanscesse de cette industrie et à qui revient l’honneur d’en avoir étendu l’im-portance. C’est lui qui, le premier, a imaginé en France , que nous sachionsdu moins, de découper et de plier mécaniquement les enveloppes de lettres.C’est le titre d’un brevet de 5 ans qu’il prit le 17 janvier 1842, et qui est,par conséquent, dans le domaine public depuis 1847.

Ce brevet repose, d’une part, sur un moyen de couper ou de débiter lesenveloppes suivant des dimensions diverses et déterminées par un jeud’emporte-pièces, et de l’autre, sur une machine composée de pédalescommandant, à tour de rôle, le rabattement des quatre côtés de l’enve-loppe. Une plaque métallique sert à guider le recouvrement des plis qu’onenduit préalablement de colle ou de gomme sur les bords.

Après M. Maquet (26 septembre 1842), M. Marion s’est fait breveterpour une machine propre à découper tes enveloppes de lettres et à en mar-quer les plis. Le titre en indique suffisamment l’usage.

Puis M Dumoulin (23 février 1843 )pour des enveloppes de lettres indé-caehetables. MM. Lambert et Dargaud pour un genre d'enveloppes à lettres(30 juin 18*3, 16 juillet 1844). Enfin, M. Jeanbin (29 octobre 1844) pourune enveloppe adhérente au papieretqu’il rwmmtpapier à lettres enveloppe.

Sous la nouvelle loi du 5 juillet 1844 on remarque d’abord la premièremachine à enveloppes, accomplissant à la fois, et simultanément, toutesles opérations de la fabrication. Brevetée pour 15 ans, le 27 décembre 1845,au nom de M. Verdat du Trembley, sous le titre de Mécanique propre auxdécoupage , pliage et collage des enveloppes de lettres, elle se compose d’undouble mécanisme à couteau, servant à découper et à former, par le mêmemouvement vertical, le pli rabattu des quatre cornes de l’enveloppe. Lepapier sans fin est disposé sur un rouleau, puis s’avance graduellementsous le découpoir à section convenable, qui débite la feuille. Celle-ci tombesur une boîte mobile se rabattant des quatre côtés, et les plis sont forméssans désemparer. Quatre pointes ou guides servent à empêcher les fauxplis, et un mécanisme particulier transmet la colle ou la gomme auxendroits nécessaires,

Cette machine est le premier spécimen complet d’une machine entièreet bien étudiée.

Par ordre de date, nous citerons :

M. Marion, 6 février 1846. Genre d’enveloppe, dite desûreté et d’authen-ticité.

M. Marion, 21 mars 1846. Enveloppes d’un nouveau genre, dites enve-loppes Marion

M. Charrier, 8 septembre 1849. Enveloppe avec cachetage spécial, pourgarantir les lettres de toute indiscrétion, dite porte-enveloppe Charrier.

M. Maquet, 30 août 1849, Machine à plier les enveloppes de lettres sans