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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
essor, quelques ateliers, espérant, non sans raison, être suffisammententretenus de commandes, n’ont pas craint de s’outiller largement, de tellesorte à travailler exactement comme en fabrication, afin que chaque outiln’eût à faire constamment que les mêmes pièces. Mais si un luxe d’outillagerapporte dans les temps prospères, il devient aussi trop onéreux dans lestemps de chômage et de détresse. C’est pourquoi il est prudent de se limiterdans le nombre comme dans le choix de ses outils.
Il est souvent bien préférable d’avoir une machine-outil bien entendue,bien combinée, sur laquelle on peut, au besoin, effectuer plusieurs opé-rations différentes, que deux ou trois machines ne permettant chacunequ’un seul et même travail.
Le tour parallèle que nous allons décrire est dans ces conditions : ilpeut servir non-seulement pour tourner et aléser des pièces cylindriques,comme un tour à chariot ordinaire, mais encore pour tourner et aléserdes pièces sphériques, ainsi qu’il s’en rencontre dans les machines enusage sur les chemins de fer, soit par exemple les jonctions ou les raccordsdes tuyaux qui amènent l’eau du tender à la locomotive , les soupapes etles sièges des pompes alimentaires, les boutons de manivelles, etc. Le tourpeut également être employé au filetage de vis de rappel, de freins oud’assemblage.
La plus grande partie des ateliers de construction ou de réparation, tra-vaillant pour les sociétés de chemins de fer, sont aujourd’hui meublés dece genre d’outils; et les constructeurs qui en établissent sont, en France ,MM. Calla, Verrall, Middleton et Elwell, Mesmer, ingénieur de l’usine deGraffenstaden , et plusieurs autres ; et en Angleterre, MM. Nasmyth,Whitworth , Sharp et C ie , etc.
Cette machine forme un complément indispensable de la série déjà nom-breuse de machines-outils très-différentes que nous avons données dansles précédents volumes de ce Recueil. Nous l’avons relevée avec détails auxateliers du chemin du Nord, grâce à la bienveillante autorisation deMM. les ingénieurs, employés dans cet important établissement.
Elle est représentée en élévation vue de face sur la fig 1, pl. 34, en sup-posant l’outil tournant la partie sphérique d’une pièce de raccord en cuivre,creuse et traversée par un axe en fer.
La fig. 2 montre le plan vu en dessus du tour, mais les poupées écartées,et le suppôrt placé pour marcher parallèlement afin de tourner la partiecylindrique d’un arbre en fer.
La fig. 3 est une vue par bout du côté de la poupée fixe, portant lespoulies et engrenages de commande.
La fig. 4 est une seconde vue par bout, à l’extrémité opposée, du côtéde la poupée mobile.
La fig. 5 est une section transversale faite suivant la ligne 1-2, au milieude la même poupée mobile.
On voit, par ces figures, que l’appareil se distingue des tours parallèles