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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
roue S', taillée en creux à sa circonférence, et en hélice pour engrener avecla vis sans fin t (fig. l re ), dont l’axe se prolonge afin de porter une petitemanivelle t' que l’on tourne à la main, ce qui a lieu lorsque le support doitpivoter sur lui-méme, afin de tourner des surfaces sphériques; dans ce cason doit évidemment desserrer les cales s.
Au-dessus de la roue héliçoïde est rapportée la plaque horizontale T,dont on voit une section transversale sur la fig. 8. Sur le milieu de cetteplaque s’ajuste le support proprement dit U, dans lequel se place le burinou le crochet u (fig. 1 et 2) qui doit attaquer la pièce à tourner, et quiest fixée par les deux vis de pression v. On peut faire marcher ce porte-outil parallèlement à lui-même en le faisant glisser entre les deux coulis-seaux x à l’aide de la vis de rappel y , dont la tète est engagée dans l’extré-mité de la plaque T et que l’on fait tourner au besoin à la main par unepetite manivelle que l’on ajuste sur son carré.
Par cette disposition, l’outil peut marcher dans toutes les directions,puisque d’un côté il est facile de le faire tourner sur lui-même, au moyende la roue à vis sans fin S' et que de l’autre on peut le faire avancer oureculer soit à l’aide de la vis de rappel r, soit au moyen de celle y. On peutdonc tourner ainsi des pièces cylindriques ou coniques, ou à volonté despièces sphériques quelconques.
Du plateau et des pointes du tour. L’arbre moteur B porte un pla-teau en fonte tourné V, sur lequel s’appliquent directement les piècesplates pour tourner en l’air, et que l’on fixe, à cet effet, au moyen depetites poupées volantes à vis que l’on ajuste dans les diverses entaillespratiquées dans l’épaisseur du plateau.
Pour tourner ou aléser de grandes pièces, il suffit de serrer celles-cientre les deux fausses pointes aciérées p qui sont ajustées, l’une dansl’arbre B, et l’autre dans la contre-pointe e' de la poupée mobile, puis demonter sur le bout delà pièce une bride à vis X (fig. 1 et 9), qui, pendant larotation de l’arbre, est entraînée par le toc ou goujon s fixé au plateau, etforce, par suite, la pièce à tourner avec la même vitesse.
On voit donc, par ce qui précède, que ce système de tour peut remplir,avec le même avantage, toutes les conditions de tournage, d’alésage ou defiletage des autres tours parallèles, et qu’il a de plus le mérite de travaillersur des surfaces sphériques, ce que ne permettent pas toujours, au moins,d’une manière précise, les autres systèmes. Par les poupées excentrées etle support à chariot, placé en dehors du banc, on a plus de facilité poureffectuer certaines opérations.
Le tour que nous venons de décrire a été établi à l'usine de Graffensta-den (Bas-Rhin ) et figurait en 1849 à l'exposition nationale. On a pu re-marquer à cette exposition l’importante collection d’outils de toutes sorteset de toutes dimensions que de tous les points de la France on y avait en-voyés. Quel contraste avec l’exposition universelle de Londres , saufMM. Whitworth, Sharp, Nasmyth et quelques autres qui ont envoyé unéchantillon plus ou moins complet de leurs produits, on cherche inutile-