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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
La construction de ces carneaux successifs est extrêmement facile, puis-qu’ils sont simplement formés par des plaques horizontales en fonte L, desorte qu’il suffit de monter en briques les parois latérales, dont l’une estcelle même du fourneau de la chaudière. Le devant est également en brique,et le bout opposé est aussi une simple plaque de fonte verticale M, qui serten même temps de registre pour régler le tirage.
Les bouilleurs sont faciles à nettoyer, parce qu’ils sont chacun munis, entête, d’un couvercle autoclave A, disposé comme celui du trou d’hommequi se trouve sur la chaudière. Ils ne sont généralement pas d’un diamètreassez grand pour permettre d’y faire entrer une personne, quand il estnécessaire de les nettoyer ; mais comme aussi on ne leur donne pas unetrop grande longueur, il suffit d’employer une rdcle pour effectuer cetteopération, qui d’ailleurs n’est pas bien pénible, car on comprend sansdoute que, dans un tel système, les bouilleurs ne peuvent jamais se couvrirde tartre comme ceux qui sont placés sous leur chaudière, et qui par celamême reçoivent le premier coup de feu.
M. Farcot a, dans quelques circonstances, disposé les bouilleurs surdeux séries de plans verticaux. Telle est la disposition appliquée à la ma-chine de 25 chevaux qu’il a montée à la Villette, et qui a été le sujet d’ex-périences faites par M. Lechatelier, en 1848, pour le concours proposé parla Société d’encouragement.
On sait que ces expériences lui ont valu la moitié du prix de 10,000 fr.Nous en avons fait connaître précédemment le résultat.
Les dimensions de la chaudière expérimentée sont :
Diamètre du corps de la chaudière. 1 mètre.
Diamètre de chacun des quatre bouilleurs. . . 0 m 40.
Longueur de la chaudière et de ces bouilleurs. 6 mètres.
Surface de chauffe totale.39 mètres quarrés.
Surface de la grille. 0 ra - ( ï84.
On se rappelle que la machine, livrée seulement pour 25 chevaux, adonné au frein : 30 ch. 55, en faisant en outre marcher une petite pompeà simple effet, et dont la résistance a été évaluée à 2/10 mes de cheval.
La consommation de charbon, dans une marche continue de 9 h. 55', aété de 400 kilogrammes.
Soit, de 1 kil. 320 par cheval et par heure.
L’eau totale dépensée a été de 2970 kilog.
Soit : 9 k. 803 par cheval et par heure,ou 7 k. 425 par kilog. de houille.
Le travail disponible sur l’arbre moteur par kilogramme dépensé a étéde 27,370 kilogrammètres.
Le combustible employé était de la houille anglaise de roche que l’onavait fait venir de Calais .