PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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giné de disposer une série de bouilleurs superposés, latéralement à lachaudière, qui reçoit alors directement l’action de la flamme à mesurequ’elle arrive du foyer, de sorte que ces bouilleurs ne sont chauffés qu’ensecond lieu et non en premier.
Cette disposition, pour laquelle l’auteur s’est fait breveter le k janvier1845, est rendue apparente sur les flg. 1 et 2 du dessin, pl. 35, dont l’une,la première, est une section verticale et transversale faite suivant la ligne1-2, et l’autre, une coupe longitudinale par l’axe des bouilleurs.
La grille A placée en tête du fourneau se trouve directement au-dessousde la partie extrême antérieure de la chaudière B, qui est léchée par laflamme sur toute la moitié inférieure de la surface. Elle est surmontéevers le milieu d’une cloche cylindrique qui augmente son réservoir de va-peur, tout en élevant le tuyau par lequel celle-ci est amenée à la machine,afin qu’elle entraîne le moins d’eau possible avec elle.
La communication entre cette chaudière et les bouilleurs adjacents, quine deviennent pour ainsi dire que des tuyaux alimentaires, a lieu au moyend’un tube a, b, c, en plusieurs pièces, assemblées à brides, dont une branchea descend verticalement jusque vers le bas de la chaudière, pour y con-duire l’eau chaude, et l’autre c se relie à la tubulure en fonte d ménagéeà l’extrémité du premier bouilleur C.
Celui-ci communique avec le second D, placé directement au-dessous delui, par une autre tubulure e, assemblée au mastic de fonte. De même, cesecond bouilleur D est réuni par le bout opposé/au troisième bouilleur E,qui se relie de la même manière avec le quatrième et dernier F.
Ces bouilleurs sont légèrement inclinés, et en sens inverse, de manièreque l’eau qui arrive froide, ou à peu près, par le tube d’alimentation g ,qui est muni de son robinet, se projetant d’abord à l’extrémité la plus bassedu bouilleur inférieur F, remonte celui-ci, et s’élève par la tubulure e' danscelui E, qui est directement au-dessus, pour passer ensuite, à mesurequ’elle s’échauffe, dans les bouilleurs D et C.
Il se forme ainsi une sorte de circulation continue, tant que l’on envoiede l’eau d’alimentation. La température augmente graduellement, parcequ’elle passe successivement d’un bouilleur à un autre qui est plus chauffé.En effet, la flamme et l’air chaud, après avoir parcouru toute l’étendue dela chaudière, arrivent par l’ouverture G dans le carneau H, qui renfermele premier bouilleur ; ils enveloppent celui-ci de toutes parts, et se rendentbientôt, par l’autre extrémité, dans le carneau inférieur I, afin de chaufferde même le second bouilleur; puis enfin ils parcourent les carneaux J etK, et sortent dans la cheminée d’appel avec laquelle communique ce der-nier.
Il en résulte donc que l’eau à vaporiser suit une marche tout à fait op-posée à celle de l’air chaud et de la fumée ; elle rencontre des surfaces d’au-tant plus chaudes qu’elle s’élève, tandis que les gaz se refroidissent à mesurequ’ils descendent et se rapprochent de la cheminée.