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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
combustible, tels que le bois, la bagasse des sucreries coloniales, dont la grandeflamme exige de -vastes carneaux.
En France on a adopté généralement, depuis longtemps, des générateurs d’origineanglaise analogues à la chaudière d’Arthur Woolf dont la patente date de 1803.
Dans ces appareils, au lieu de mettre les bouilleurs dans l’intérieur de la chau-dière, on les place en dehors et immédiatement au-dessous; des tubulures lesmettent en communication avec le corps même du générateur, lequel n’est rempliqu’à moitié, tandis que tout le reste est plein d’eau.
Le foyer placé sous les bouilleurs commence par chauffer l’eau qu’ils renferment,par la flamme et l’air brûlé qui vont lécher le fond de la chaudière. De sorte quepour engendrer la vapeur qui se forme à la surface de la ligne d’eau de la chau-dière , il faut mettre à la fois en ébullition et cette eau et toute celle renferméedans les bouilleurs. Or cette masse d’eau, tenue constamment à un degré élevé detempérature uniforme, consomme à son tour beaucoup de combustible.
La chaudière, de forme cylindrique, sans être accompagnée de bouilleurs à l’in-térieur ni de bouilleurs à l’extérieur, est sans contredit la plus simple, la plus so-lide et en même temps la plus facile à nettoyer parmi les chaudières à haute pres-sion ; mais, à moins de lui donner de grandes dimensions, elle offre peu de surfacede chauffe et par conséquent n’économise pas le combustible.
On a essayé d’augmenter sa surface chauffante en construisant des chaudièrescylindriques de 12 à 15 mètres de longueur; mais on s’aperçut bientôt qu’en aug-mentant la longueur de la chaudière , on augmentait dans la même proportion levolume d’eau à chauffer, ce qui rendait nul l’avantage qu’on se proposait d’obtenir.
Enfin, toujours dans le but d’augmenter les surfaces de chauffe, on imagina decomposer un générateur formé de deux chaudières cylindriques de 9 mètres cha-cune, placées sur une seule ligne parallèle aux axes de ces chaudières. La chau-dière antérieure, remplie à moitié, était le générateur proprement dit. La chaudièrepostérieure, entièrement pleine d’eau, servait de réservoir d'eau chaude au généra-teur, et communiquait avec lui au moyen d’un tuyau plongeur à col de cygne,lequel transmettait l’eau refoulée dans le réservoir par la pompe alimentaire. Laflamme du foyer placée sous le générateur, après l’avoir à moitié enveloppé, passaitsous le réservoir, lequel plongeait presque entièrement dans l’air chaud.
On n’était tenu ici qu’à maintenir la température élevée de l’eau du générateurseulement; celle du réservoir pouvait être de 50 degrés au-dessous et même davan-tage. Mais on retombait dans le même inconvénient que pour la chaudière précé-dente; d’un trop grand réservoir d’eau, et d’un vaste emplacement envahi par lefourneau, lequel avait une longueur d’une vingtaine de mètres.
La légende qui suit peut suffire à faire connaître la disposition du générateurde M. Léon, suivant les principes énoncés plus haut.
La fîg. 3 e est une section longitudinale par l’axe de la chaudière, et la fig. 4 estune coupe transversale faite suivant les lignes 3-4.
A. Chaudière cylindrique supérieure, con-tenant la chambre de vapeur et l’eau néces-saire à la formation de celle-ci.
B, C. Chaudière inférieure, composée dedeux cylindres concentriques dont l’espaceannulaire rempli d’eau sert à alimenter lachaudière supérieure par le moyen des tubu-lures b b 1 s’emboîtant dans lestubulures a a'.
c. Tirants qui relient les tubulures et parsuite les chaudières.
d. Robinet communiquant à la fois avecla pompe alimentaire et le tuyau plongeur e.
a'. Deux arcs en fonte de fer servant desupport à-la chaudière.
f. Prise de vapeur, munie d’une soupapeà vis.