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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
CHAUDIÈRES TUBULAIRES A VAPEUR.
GÉNÉRATEUR DE LA DRAGUE DE M. NILLUS.
(planche 37 .)
Toutes les fois qu’il s’agit d’établir des générateurs devant occuper peude place, et produire cependant beaucoup de vapeur, on les construit avecun très-grand nombre de tubes intérieurs : telles sont les chaudières delocomotives, et celles généralement adoptées pour les bateaux à vapeur ;seulement dans les premières, comme on est limité pour le diamètre de lachaudière, les tubes sont d’un très-petit diamètre et ne dépassent généra-lement pas 40 mill. ; on ne peut alors y brûler que du coke ; mais dans leschaudières de marine, les tubes ont au moins 8 à 9 cent., et quelquefoismême 11 à 12 cent, de diamètre; on peut alors les alimenter avec de lahouille, surtout celle produisant peu de fumée et beaucoup de flamme.
On sait que c’est en France que l’on a fait d’abord l’application des chau-dières tubulaires; mais ce n’est qu après avoir pris la plus grande extensionen Angleterre, qu’elles se sont véritablement bien répandues dans notrepays.
Tous les constructeurs qui s’occupent d’appareils à vapeur pour la navi-gation font aujourd’hui leurs chaudières à tubes. M. Lemaître, qui a étési vivement regretté, et à qui, comme nous l’avons dit, on doit d’utilesinnovations, a apporté, dans ce genre d’appareils, des améliorations impor-tantes. C’est ainsi qu’en disposant, par exemple, les foyers des générateursde telle sorte, que les portes se trouvent parallèles aux flancs du navire, ilest parvenu à les loger dans un espace qui n’occupe pas plus de la moitiéde la largeur du bâtiment, soit en plaçant les foyers de manière à se trou-ver en regard les uns des autres en laissant un espace libre entre euxpour le service ; soit, au contraire, en les plaçant dos à dos, pour que leschauffeurs se trouvent vers les bords du navire, au lieu d’être dans le centre.
Sachant par expérience qu’on ne peut donner une trop grande étendueaux tubes, parce qu’il ne serait pas possible de les nettoyer, M. Lemaitreest arrivé, par une disposition fort simple , à faire parcourir aux gaz pro-venant de la combustion deux rangées successives de tubes, savoir : unepremière série au-dessus des foyers, puis une seconde série placée symé-triquement à un étage supérieur.
Son système, pour lequel il avait pris un brevet d’invention de quinzeans, le 14 février 1846, présente ainsi les avantages suivants :
1° D’occuper moins de place, toutes choses égales d’ailleurs, que leschaudières adoptées jusqu’à ce jour ;
2° De présenter sensiblement plus de surface de chauffe avec un volumedonné ;
3° De permettre de nettoyer tous les tubes avec facilité, de les monteret de les démonter de même ;