PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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4° De rendre le service beaucoup plus commode;
5° De diminuer au besoin le nombre d’hommes ;
6° De rendre la surveillance et le commandement plus faciles, et parsuite de marcher avec plus de sûreté et de régularité.
MM. Mazeline frères, du Hâvre , à qui l’on doit également plusieursaméliorations dans la construction des appareils à vapeur, se sont aussifait breveter, en 1849, pour de nouvelles dispositions de chaudières tubu-laires. Leur système se distingue de ceux exécutés jusque là en ce que,d’une part, ils ont cherché à éviter les surfaces entièrement planes, en lesremplaçant par des surfaces courbes qui permettent de s’allonger ou dese raccourcir, selon les effets de dilatation et de contraction ; et que, d’unautre côté, ils assemblent les différentes feuilles de métal, de telle sorteà éviter que les tètes de rivets soient léchées par la flamme ou la fumée,ce qui présente l’avantage de conserver les générateurs plus longtemps.Ces constructeurs ont indiqué l’application de leur système, avec le mo-teur particulier qui leur appartient aussi, à un appareil de 120 chevauxmonté sur un vaisseau de ligne, destiné à marcher soit simultanément,soit alternativement avec les voiles et avec l’hélice.
M. Cavé de Paris, MM. Schneider du Creusot , MM. Taylor et Benet àMarseille , MM. Gâche, MM. Cochot frères, et plusieurs autres construc-teurs , ont également établi un grand nombre de chaudières tubulaires,pour les navires à vapeur. Sans entrer dans les divers détails relatifs auxsystèmes adoptés par chacun de ces constructeurs, nous avons cru devoir enmontrer un exemple en choisissant le générateur à tubes de la drague àvapeur, que nous avons déjà publiée, comme ayant pu se représenter àune échelle assez grande, pour en rendre le dessin plus intelligible.
Cette chaudière, construite par M. Nillus du Hâvre , est à peu près sem-blable à celles qu’il a exécutées pour les appareils de 120 et de 220 chevauxavec des machines à cylindres oscillants.
La fig. l re du dessin, pl. 37, représente une vue de face de la chaudièretoute montée et garnie de ses accessoires.
La fig. 2 e est une section verticale, faite par l’axe de la cheminée et parle milieu de l’un des foyers.
La fig. 3 e est une seconde coupe verticale, faite perpendiculairement àla précédente.
On voit, par ces figures, que la chaudière se compose d’un seul corps,mais de deux foyers. Les dimensions qu’on lui a données suffisent large-ment pour alimenter l’appareil moteur de la drague, qui est de 20 chevaux.
Le corps proprement dit de la chaudière n’est autre qu’une grandecaisse en tôle A,' qui repose, par sa base , sur un cadre en charpente Bfixé sur le fond du navire, lequel est en tôle. Les angles de cette caissesont arrondis ; et sa partie supérieure A, destinée à former réservoir devapeur, est fortement consolidée par des traverses ou boulons d’écarte-ment a. Elle se relie en outre, d’une part avec le conduit intérieur C , qui