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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

MM. Slaughter de Bristol ont exposé un appareil beaucoup moins puis-sant (de 50 chevaux), mais disposé aussi à petite course, pour donnerun grand nombre de révolutions, avec des pompes à air verticales, d’unevitesse égale seulement au quart de celle des pistons à vapeur qui doiventdonner 120 coups doubles par minute.

Plusieurs constructeurs français en ont fait tout autant, et sont arrivésà réduire également, d’une manière très-notable, le poids des machines.

MM. Penn et C e , de Greenwich, qui, comme on le sait, ont adopté, avecM. Maudsley, mais longtemps après M. Cavé, le système à cylindres oscil-lants, sont les seuls exposants qui dans leur appareil à hélice de 30 che-vaux , aient disposé les pompes à air horizontalement et à double effet,avec les tiges de leurs pistons reliées directement à celles des pistons àvapeur pour marcher à la même vitesse.

On a vu plus haut que MM. Mazeline frères sont brevetés en France , de-puis 1847, pour une disposition analogue. L’appareil de te Biche, quenous venons de décrire, est certainement remarquable par son peu dehauteur, qui le met à l’abri du boulet, par son faible poids, comme par lasimplicité du mouvement des pompes à air. Il en est de même de l’appareilde la Pomone, qu’ils ont construit antérieurement, et de celui du Roland ,de 400 chevaux. Déjà en 1845, les mêmes constructeurs avaient proposédes machines légères à volume très-restreint, et dont le poids ne s’élevaitpas, avec l’eau dans les chaudières, à 500 kil.par cheval. D’autres maisonssont également parvenues à des résultats analogues.

Sous le rapport de l’exécution, on sait aussi que la plupart de nos con-structeurs sont à la hauteur des meilleurs constructeurs anglais . Et, nousl’avons vu constater par nos voisins et par un grand nombre d’étrangers, àla dernière Exposition de 1849, les machines exposées ne laissaient rien àdésirer. Tels étaient, par exemple, l’appareil de 120 chevaux du Flambard,par M. INillus (1), les pièces détachées pour bateaux de MM. Schneider duCreusot ; telles étaient encore les locomotives de M. Cail et deM. Gouin, lesmachines à vapeur de MM. Trésel, Farcot, Bourdon, et un grand nombred’autres.

Placés dans les circonstances les plus défavorables, et, pour ainsi dire,sans aucunes commandes importantes du gouvernement ni des compa-gnies , nos principaux constructeurs n’ont pu envoyer à l’Exposition uni-verselle des échantillons de leurs produits.

C’est une chose déplorable adiré (maisquand on voit encore des com-pagnies aller à l’étranger, malgré la pénurie dans laquelle se trouve notremétallurgie en général, il faut bien le dénoncer), pourquoi va-t-on, ànotre époque, commander chez nos voisins des appareils de navires (comme

(O Ce navire fait aujourd’hui un très-bon service, comme son modèle le Phénix -, de 220che-vaux, du môme constructeur. Le Phénix, construit depuis plus de quatre années, est cité commel’un des meilleurs steamers de l’État, surpassant les navires anglais de cette époque.