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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE. 407

On remarquera que le prix de traction est calculé : au kilomètre parcouru parles trains.

Cette dépense comporte exactement tout ce qui est relatif au service spécial detraction ,

C’est-à-dire le combustible;

Le traitement des mécaniciens, chauffeurs, chefs de dépôt, nettoyeurs, etc ;

Réparations du matériel roulant comprenant les locomotives, voitures et wa-gons, et tous frais d’ateliers relatifs à ces réparations;

Les dépenses de graissage, de lavage, l’alimentation des machines, leseaux, etc. ;

Enfin le personnel des bureaux.

Il est bon de remarquer aussi que les chiffres plus ou moins élevés de la pre-mière catégorie de dépenses (coke), ne doivent pas toujours faire préjuger du degréde consommation des locomotives.

Ainsi, de ce que le chiffre du coke est plus élevé sur la ligne d’Orléans à Bor-deaux , que le chiffre du coke sur la ligne du Nord , par exemple, il ne faut pas enconclure que les machines de la ligne de Bordeaux consomment plus que celles duNord. Le prix du coke fait souvent cette différence, et c’est ce qui a lieu dans cecas. En effet, la première ligne paie la tonne de coke plus de 50 francs, tandis quela seconde ne la paie pas 30 francs.

Quant aux autres dépenses il n’en est pas de même ; on ne peut s’expliquer lesdifférences que par des frais plus considérables de réparations, plus ou moins biensurveillées, plus ou moins bien entendues; cela tient évidemment à plusieurs causesque l’on peut apprécier. Le matériel lourd, la grande vitesse, la position de la ligneet son tracé tortueux ou en pente, sont des causes d’augmentation de dépenses detraction.

Il en est de même de la non uniformité du matériel.

Au contraire, un matériel léger, des vitesses ordinaires, un chemin non acci-denté, des locomotives uniformes, et d’un bon système, sont des éléments d’éco-nomie.

Il faut bien reconnaître aussi qu’une bonne organisation de service, le choixd'un personnel entendu et peu nombreux, ne contribuent pas peu à améliorer lesprix de traction.

M. Desgranges a le soin d’observer encore que plus le nombre de kilomètresparcourus sur une ligne est grand, plus la dépense par kilomètre se trouveréduite.

Aussi la ligne du Nord, celle d’Orléans qui font 2 à 2,500,000 kilomètres parannée, doivent voir leurs frais généraux, par kilomètre, beaucoup plus réduits quesur une ligne secondaire, où il faut un personnel de service général presque aussicoûteux, et qui ne fait que 1,000,000 à 1,200,000 kilomètres.

Sous ce rapport, les premiers chemins devraient donner de meilleurs résultatsque les derniers; toutefois ce n’est pas toujours ce qui arrive.

En résumé, on voit que la ligne d’Amiens à Boulogne est celle dont les résultatssont les plus économiques. Cependant cela ne peut dépendre des causes énumé-rées plus haut. Le matériel des voitures et wagons qui fonctionnent sur cette ligneest le plus lourd de tous les chemins. La vitesse est également la plus considé-rable, et cela est exigé à cause de la concurrence par Calais . Cette ligne a de nom-breuses courbes et pentes, et elle est, de plus, continuellement exposée aux vents

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vu.