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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
de mer, ce qui augmente considérablement l’effort de traction, enfin le combustiblede machines coûte 43 fr. 50 c. la tonne à la compagnie, et son parcours annuel estd’environ 6 à 800,000 kilomètres.
Il faut donc reconnaître, en définitive, comme nous le disons plus haut, que lapart de la bonne organisation du service en général et des ateliers est pour beau-coup dans ce résultat. C.’est donc un fait capital qu’il est utile de signaler. Nous leconstatons avec d’autant plus de satisfaction que cet avantage est obtenu par desanciens élèves des écoles d’arts et métiers, afin qu’on reconnaisse au moins quedans cette industrie comme dans d’autres et sous une infinité de rapports, ils peu-vent donner d’aussi bons, sinon de meilleurs résultats, que beaucoup d’ingénieursqui ne se croient pas d’égaux.
On doit à M. Desgranges plusieurs améliorations utiles qu’il a su apporter dansl’industrie des chemins de fer; déjà nous avons publié le système perfectionné degrue à chariot, se manœuvrant du bas, pour enlever les diligences ; nous ne tarde-rons pas à donner son nouveau mode de distribution de vapeur, permettant de ré-duire notablement la surface du tiroir et de supprimer presque complètement lespertes de force résultant des frottements.
COMBINAISON CHIMIQUE DU FER ET DE LA FONTE,par M. Mories Stirling.
Le procédé de M. Stirling consiste à placer des morceaux ou des rognures de ferdans les moules qu’on emploie pour couler les gueuses avec la fonte qui sort duhaut-fourneau. Cette fonte en fusion enveloppe les rognures solides, et est livréedans cet état au consommateur; lorsqu’elle est refondue au cubilot du fondeur pourles moulages, le mélange entre en combinaison chimique en produisant jusqu’à uncertain point une diminution dans la quantité du carbone que la masse contenait,une modification dans la structure et un grain d’une forme différente.
La fonte, ainsi composée , acquiert un grain serré et sans aucune altération,quant à sa fusibilité, et un degré extraordinaire de dureté, de façon que, tout enconservant ainsi toutes les facilités d’application que présente la fonte en métaldurci, on acquiert bon nombre des avantages que nous offre le fer malléable, cequi fait de cette fonte, pour toutes les applications où les conditions essentiellessont la force et la légèreté, une matière des plus précieuses, surtout dans la cons-truction des chemins de fer, des bâtiments d’habitation, et pour un grand nombrede travaux de moulage. La résistance ou la force de ce métal dur varie nécessaire-ment avec les proportions du fer doux qu’on y introduit.
Quand il a commencé ses expériences, M. Stirling avait tout simplement l’idéed’améliorer ou d'élever la qualité des fontes inférieures, c’est-à-dire, d’augmenterla force des fontes les plus faibles et les plus liquides, et de les rendre égales auxfontes de première qualité. Mais tout en se livrant à ses expériences, il a vu surgirce fait remarquable, que toutes les natures de fonte pouvaient l’être, par un mé-lange de fer, portées en général à une force moyenne qui dépassait de beaucoupcelle des meilleures fontes. Si on ajoutait foi aux résultats donnés par M. Hodg-kinson, on trouve que pour faire rompre une barre de fer de Blaenavon,