PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Les fig. 3, 6 et 7 montrent bien la construction d’un de ces moulins ;elles font voir qu’il se compose d’une cloche ou boisseau en fonte A', deforme conique, reposant par sa plus petite base sur le bâti Q et renfermantà l’intérieur une série de lames ou couteaux plats /, séparés par autant decoins en bois rn, qui ajustés avec force, les tiennent parfaitement serrés.
La noix qui doit tourner dans l’intérieur de ce boisseau conique se com-pose d’une douille en fonte B' ajustée et retenue sur son arbre vertical Zpar une clavette ; à sa base est ménagée une feuillure ou gorge circulaire,dans laquelle repose la partie inférieure des coins en bois n qui maintien-nent l’écartement des couteaux ou lames en acier o dont l’arête extérieureforme un cône correspondant à celui qui est engendré par les- arêtes despremières lames fixes /. La coïncidence entre ces deux surfaces coniques,n’est pas complète sur toute la longueur des génératrices ou des lames.On voit par la fig. 3, que celles-ci, disposées pour le boisseau dans des plansverticaux passant par l’axe, et, sur la noix suivant des plans inclinés auxpremiers, sont arrondies vers la partie supérieure, afin de former une en-trée aux substances à broyer, puis elles se rapprochent de plus en plus, endescendant vers la base inférieure, de telle sorte que le tabac déchiréd’abord vers le haut, se trouve successivement réduit en poudre, à mesurequ’il arrive à la partie inférieure.
La substance arrive de l’étage supérieur, par des conduits C' qui traver-sent des ouvertures circulaires D', ménagées dans les renflements qui sontvenus de fonte avec l’entablement M. Ces tuyaux de toile sont coniques,la plus grande base en bas, afin qu’ils ne puissent gaver ou s’engorger, dèsque la marchandise y est introduite. Une enveloppe en toile E' qui se re-lie à la base de ces conduits vient recouvrir le boisseau de chaque moulin ,afin d’éviter l’évaporation extérieure.
La disposition des pivots de chacun des arbres verticaux Z n’est passemblable à celle des arbres précédents; retenus par le haut dans les pa-liers G', ces arbres traversent par leur partie inférieure, qui est aciérée, ladouille F 2 , qui leur sert simplement de guide , et ils reposent sur une cra-paudine mobile p (fig. 3, 6 et 8), laquelle porte par ses deux tourillons àl’extrémité d’un levier à contre poids q ; celui-ci s’assemble à charnière àla bride r, suspendue à la poëlette F 2 . Par cette disposition , le poids ou lacharge de l’arbre Z et de sa noix agit au degré voulu sur la matière àbroyer, puisque ces pièces sont en partie tenues en équilibre par le contre-poids rapporté vers l’extrémité du levier , et qui se rapproche ou s’éloigneselon la nature du tabac à râper. Cette disposition a aussi l’avantage depermettre de dégager facilement un moulin , lorsqu’un obstacle commeun clou, par exemple, y est tombé, parce qu'il suffit d’appuyer sur le le-vier pour soulever la noix et son axe d’une petite quantité.
La vitesse de rotation des arbres verticaux L qui commandent chaquemoulin est de 52 révolutions par minute,- par conséquent, les noix W vontet viennent sur elles-mêmes autant de fois dans le même temps. Or, comme