PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Les résultats de ce tableau sont d’accord avec ceux des expériences an-térieures ; on trouve une dépense d’eau considérable pour chaque kilo-gramme de coke consommé dans le foyer; pour la machine 62 en particu-lier, elle diffère peu de la proportion constatée, en 1844, sur la machine37, construite sur le même modèle. Pour la machine 154, l’augmentationde la vaporisation brute est due, pour une certaine partie, aux dimensionsplus grandes de la surface de chauffe et la moindre vitesse de la machine,mais elle doit être attribuée surtout à la déperdition mécanique de l’eau.
La faible proportion de vapeur utilisée doit résulter surtout de ce quela détente est très-prolongée, la vapeur n’étant admise habituellement quependant les 25 centièmes de la course, tandis que dans la machine 62l’admission a lieu pendant 35 centièmes; par suite, la condensation doitêtre plus grande dans les cylindres, et l’intermittence des admissions devapeur dans chaque cylindre peut déterminer des projections d’eau à l’in-térieur de la chaudière; il y a même tout lieu de croire que, dans ces cir-constances , l’application du tuyau de prise de vapeur Crampton à cettemachine, et spécialement la distribution des ouvertures d’introduction dela vapeur, plus multipliées au-dessus du foyer que sur les autres points ,est pour quelque chose dans ce résultat.
Pression de la vapeur sur les pistons. — La tension de la vapeurne peut pas être la même dans les cylindres que dans la chaudière. 11importe de savoir ce qui a lieu à cet égard, afin de pouvoir mesurer letravail de la vapeur sur les pistons et d’apprécier les conséquences de telou tel mode de distribution ou de l’usage que fait le mécanicien des appa-reils dont il dispose, tels que le régulateur et le levier de détente.
Peu d’expériences ont été faites jusqu’ici sur cette importante question ;d’après celles de MM. Gouin et Le Chatelier, publiées en 1845, il a étéreconnu , en premier lieu, qu’à la vitesse de 45 kilomètres à l’heure, latension de la vapeur dans la boite des tiroirs pour des sections d’ouver-tures du régulateur de 15 à 91 c - a- variait de 0.64 à 0.96, celle de la chau-dière étant prise pour l’unité. On a reconnu en second lieu que la pertede tension qu’éprouvait la vapeur au passage des lumières et de leurs con-duits, variait de 15 à 5 p. 0/0 de la tension constatée dans la boîte destiroirs, et qu’elle pouvait être évaluée, en moyenne, à 9 ou 10 p. 0/0.
Les expériences faites en 1850 par M. Bertera, permettent d’apprécierl’influence des étranglements occasionnés par la diminution de course dutiroir, lorsqu’on détend au moyen de la coulisse de Stephenson. Ces expé-riences ont été faites sur deux machines dont l’une à voyageurs, n° 62,système Stephenson , et l’autre à marchandises, n" 154, système Polon-ceau décrit plus haut.
Voici les dimensions principales de ces machines, celles du moins quipeuvent influencer les résultats.