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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
« Quand celui qui envoie la dépêche lève le doigt qu’il avait posé sur lapremière touche, pour le porter sur la seconde et faire le deuxième signe,les phénomènes suivants s’accomplissent : le levier de son appareil, obéis-sant à l’action du ressort qui le tire, est libre, afin d’achever son retour,et il l’achève en effet. Alors le circuit étant partout fermé, le courant serétablit, les armatures des deux stations sont attirées simultanément, etles aiguilles reprennent leur marche concordante jusqu’à l’instant où cellede la première station marque le second signe ; l’aiguille de la secondestation le répète à son tour, et les mêmes phénomènes se reproduisentjusqu’à la fin de la dépêche.
« Si tout se passe bien, l’opérateur de la seconde station n’a rien autrechose à faire qu’à suivre d’un œil attentif les mouvements de son aiguilleindicatrice et à écrire ou à dicter les signes qu’elle lui a désignés; si aucontraire il a un doute ou s’il est survenu quelque dérangement, il posele doigt sur une touche, alors l’aiguille de la première s’arrête à ce signe,et celui qui envoie la dépêche est prévenu par là que son correspondantveut parler; l’entretien s’engage, les explications s’échangent, et bientôt letravail primitif reprend son cours. On peut dire que c’est une conversa-tion bien ordonnée entre deux personnes qui veulent s’entendre, chacuneayant une égale liberté de placer son mot à propos.
« L’appareil dont nous venons de donner une idée se suffit à lui-même;il n’a besoin d’aucun auxiliaire lorsqu’on veut s’en rapporter au manuscritde l’opérateur et courir la chance des erreurs qu’il a pu commettre soiten lisant les mouvements de l’aiguille, soit en écrivant les signes après lesavoir lus.
«Mais, pour éviter jusqu’à la possibilité des erreurs de cette espèce,M. Siemens joint au besoin à son appareil une imprimerie magnétique quidonne la dépêche aussi bien imprimée quelle pourrait l’être par la presseordinaire. Alors le stationnaire n’a pas à s’en mêler, il peut se promenerpendant que son appareil travaille, et, s’il revient au bout de quelquesminutes, il trouve une bande de papier sur laquelle sont imprimées avecune grande perfection toutes les lettres de la dépêche; elles ne sont passeulement mises à la suite l’une de l’autre, mais les blancs sont observésavec soin, petits entre les lettres et grands entre les mots. Rien n’empê-cherait d'y mettre la ponctuation la plus correcte si elle devenait nécessaireà l’intelligence du texte, mais en général ce serait perdre un temps pré-cieux à faire des signes inutiles.
« Essayons de donner une idée de cet appareil qui est très-bien conçuet parfaitement exécuté.
« Un axe vertical en tout semblable à celui qui porte l’aiguille indica-trice du cadran, et recevant un mouvement de rotation par un mécanismeabsolument pareil, reçoit à sa partie supérieure trente rayons horizontauxdisposés dans le même plan et espacés également. Chacun de ces rayons,vers son extrémité la plus éloignée de l’axe, c’est-à-dire à 4 ou 5 cenii-