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Tome huitième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

« Quand celui qui envoie la dépêche lève le doigt quil avait posé sur lapremière touche, pour le porter sur la seconde et faire le deuxième signe,les phénomènes suivants saccomplissent : le levier de son appareil, obéis-sant à laction du ressort qui le tire, est libre, afin dachever son retour,et il lachève en effet. Alors le circuit étant partout fermé, le courant serétablit, les armatures des deux stations sont attirées simultanément, etles aiguilles reprennent leur marche concordante jusquà linstant cellede la première station marque le second signe ; laiguille de la secondestation le répète à son tour, et les mêmes phénomènes se reproduisentjusquà la fin de la dépêche.

« Si tout se passe bien, lopérateur de la seconde station na rien autrechose à faire quà suivre dun œil attentif les mouvements de son aiguilleindicatrice et à écrire ou à dicter les signes quelle lui a désignés; si aucontraire il a un doute ou sil est survenu quelque dérangement, il posele doigt sur une touche, alors laiguille de la première sarrête à ce signe,et celui qui envoie la dépêche est prévenu par que son correspondantveut parler; lentretien sengage, les explications séchangent, et bientôt letravail primitif reprend son cours. On peut dire que cest une conversa-tion bien ordonnée entre deux personnes qui veulent sentendre, chacuneayant une égale liberté de placer son mot à propos.

« Lappareil dont nous venons de donner une idée se suffit à lui-même;il na besoin daucun auxiliaire lorsquon veut sen rapporter au manuscritde lopérateur et courir la chance des erreurs quil a pu commettre soiten lisant les mouvements de laiguille, soit en écrivant les signes après lesavoir lus.

«Mais, pour éviter jusquà la possibilité des erreurs de cette espèce,M. Siemens joint au besoin à son appareil une imprimerie magnétique quidonne la dépêche aussi bien imprimée quelle pourrait lêtre par la presseordinaire. Alors le stationnaire na pas à sen mêler, il peut se promenerpendant que son appareil travaille, et, sil revient au bout de quelquesminutes, il trouve une bande de papier sur laquelle sont imprimées avecune grande perfection toutes les lettres de la dépêche; elles ne sont passeulement mises à la suite lune de lautre, mais les blancs sont observésavec soin, petits entre les lettres et grands entre les mots. Rien nempê-cherait d'y mettre la ponctuation la plus correcte si elle devenait nécessaireà lintelligence du texte, mais en général ce serait perdre un temps pré-cieux à faire des signes inutiles.

« Essayons de donner une idée de cet appareil qui est très-bien conçuet parfaitement exécuté.

« Un axe vertical en tout semblable à celui qui porte laiguille indica-trice du cadran, et recevant un mouvement de rotation par un mécanismeabsolument pareil, reçoit à sa partie supérieure trente rayons horizontauxdisposés dans le même plan et espacés également. Chacun de ces rayons,vers son extrémité la plus éloignée de laxe, cest-à-dire à 4 ou 5 cenii-