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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
1er, placées sur les fonds ou sous les fonds, au-dessus des joues et fixées aux cornièresd’angle par de petits boulons remplaçant des lignes de rivets.
La section transversale des arcs croît en largeur et en hauteur de la clef aux nais-sances (fig. C et D, pl. 2).
Le vide des arcs est rempli d’une substance additionnelle lourde et bon marché : desable agglutiné par du coltar, par exemple.
L’emploi de la tôle et du fer forgé dans les grandes constructions publiques a étéessayé sur de très-grandes proportions en Angleterre, notamment dans le pont-tubeBritannia; comme il a parfaitement réussi, il a été complètement adopté, et aujour-d’hui le fer forgé et la tôle remplacent presque partout la fonte dans ce pays.
Il résulte cependant des expériences authentiques faites par les ingénieurs anglais ,que la fonte, pouvant résister à une pression de 3b à 49 tonnes par pouce carré, et àune tension de 3 à 7 tonnes par pouce carré, et le fer pouvant résister à une pressionde 12 à 13 tonnes par pouce carré (20 kil. à 21 kil. 5 par millimètre carré) et à unetension de 16 à 18 tonnes par pouce carré (25 kil. 17 à 28 kil. 32 par millimètre carré),les résistances à la compression et à l’extension sont, pour la fonte, dans le rapportde 5 à 1, tandis que, pour le fer, ces résistances sont dans le rapport de 4 à 5 ; cequi semble commander l’emploi du fer forgé pour résister à l’extension et celui de lafonte pour résister à la compression, puisque la fonte peut porter au moins trois foisplus que le fer avant de s’écraser, et que le fer peut porter trois fois plus que la fonteavant de rompre.
Mais il y a beaucoup à dire sur cette supériorité de la fonte sur le fer pour résisterà la compression , car elle est analogue à celle des fers durs sur les fers doux pourrésister à l’extension; les premiers peuvent porter jusqu’à 42 kilog. par millimètrecarré avant de rompre, et ils ne s’allongent que, fort peu ; les bons fers, dits fers àcâbles, ne peuvent porter que 33 kil. par millimètre carré avant de rompre, et aumoment de leur rupture, ils se sont allongés du quart de leur longueur.
Dans les premiers, la limite d’élasticité est de plus de 35 kilog. par millimètrecarré; dans les seconds, cette limite est d’environ 13 kilog. par millimètre carré. Toutcela étant, il arrive cependant fort souvent que les premiers rompent brusquementsous un effort qui n’est pas le quart ou le cinquième de leur résistance absolue, tandisque cela n’a jamais lieu pour les seconds.
Aussi, quelque paradoxal que cela puisse paraître, quand on compare la fonte raideà la fonte douce, la fonte au fer forgé, pour résister à des efforts de compression ; etle fer dur au fer doux pour résister à des efforts d’extension, on doit donner la préfé-rence à la matière qui, dans les épreuves à outrance, a été la moins forte, car c’esttoujours celle qui a la plus grande élasticité et qui fait le meilleur usage.
L’emploi de la tôle et du fer forgé est d’ailleurs bien plus rassurant que celui de lafonte, car ces matières offrent une résistance constante sur laquelle on peut avecconfiance baser des calculs, ce qui n’a pas lieu pour la fonte.
Le fer forgé est à la vérité deux fois plus cher que la fonte, mais on peut lui faireporter au moins deux fois plus qu’à cette dernière ; la tôle du pont-tube Britannia arésisté en effet, lors de l’épreuve qui a été d’une tonne par pied courant, à une chargede six tonnes par pouce carré (9 kil. 44 par millimètre carré), tandis que, dans laplupart des ponts en fonte réputés les plus hardis, la fonte ne porte que 3 à 4 kil. parmillimètre carré; dans beaucoup de cas. la pression n’est même que de 1 à 2 kil. parmillimètre carré.
Le remplacement de la fonte par de la tôle et du fer est donc en définitive écono-