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Tome huitième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

La détermination de cette courbe des pressions repose sur les principes suivants :

1° En appelant poussée horizontale leffort quexercent lune sur lautre à la clefles deux moitiés dune voûte , il y a toujours équilibre, quel que soit le plan de jointque lon considère, entre cette poussée horizontale, la réaction exercée sur un plande joint et le poids de la partie de voûte comprise entre ce plan de joint et la clef;de telle sorte quune quelconque de ces trois forces est égale et directement opposéeà la résultante des deux autres; que, par conséquent, ces trois forces concourent enun même point situé à la rencontre de la verticale passant par le centre de gravitéde la partie de voûte considérée, avec lhorizontale passant par le centre de pressionde la clef ;

2° Dans une voûte en équilibre, le centre de pression de la clef est toujours à soncentre de figure, quoi quil arrive; mais les centres de pression des plans de joint desvoussoirs de reins sont, tantôt près de lintrados, tantôt près de lextrados, selon laposition de la surcharge.

Lexamen des arcs du pont dAusterlitz prouve ce fait dune manière évidente ; sur21 voussoirs qui composent chaque arc, les sept du milieu sont intacts, les sept autresde chaque côté sont brisés.

Ces principes posés, pour arriver à tracer la courbe de pression, on cherche lepoids et le centre de gravité du voussoir de clef, le poids et le centre de gravité delensemble des deux premiers voussoirs de clef, et ainsi de suite, jusquà ce quonarrive à la détermination du poids et du centre de gravité de la demi-travée entière.

On trace ensuite lhorizontale passant par le milieu de la clef, et on marque sespoints de rencontre avec les verticales passant par les différents centres de gravitédéterminés, puis on porte sur ces différentes verticales des longueurs proportionnellesaux poids des parties de voûte par le centre de gravité desquelles elles passent.

En combinant ces différentes forces verticales avec la poussée horizontale, qui estla composante horizontale de leffort exercé sur chaque joint, on arrive à connaître,en grandeur et en direction, les efforts exercés sur chaque plan de joint, et par suite,à tracer la courbe des pressions.

La détermination de la poussée horizontale peut résulter de la fixation dun pointde la courbe de pression, de celui du plan de naissance par exemple ; ce point étantchoisi, si on le joint à celui de rencontre de lhorizontale passant par le milieu de laclef, avec la verticale passant par le centre de gravité de la demi-travée, et que parlextrémité de la longueur verticale représentant le poids de la demi-travée on mèneune ligne horizontale jusquà la rencontre de celte première ligne, on construit untriangle rectangle, dont le côté vertical est le poids de la voûte, le côté horizontal lapoussée horizontale, et dont l'hypoténuse représente, en grandeur et en direction,leffort exercé sur le plan des naissances.

La courbe des pressions passant constamment dans une voûte en équilibre aucentre de figure de la clef et jouant dans les reins, la forme rationnelle de la joue desarcs est bien une hauteur croissant convenablement de la clef aux naissances, pourquetoutes les courbes de pression possibles soient comprises dans lintérieur du profil.

La courbe de pression dun pont à arcs est presque concentrique à larc de cercleintrados, lorsque ce pont ne supporte que sa propre charge ou une surcharge unifor-mément répartie, mais, dans ce dernier cas, la poussée horizontale est plus grandeque dans le premier.

Lorsque la moitié dune travée seulement est surchargée, la poussée à la clef est lapoussée horizontale correspondant à cette surcharge ; la courbe des pressions dans la