METIER A
On s’est beaucoup occupé vers la fin du siècle dernier, mais surtout versle commencement de celui-ci, de la fabrication mécanique du tulle , de ladentelle, etc. Les fabricants comprenaient la nécessité, vu la grandeconsommation et le prix élevé de ces produits de luxe, de remplacer parle travail mécanique, celui des ouvrières habiles auxquelles on a dû long-temps, et on doit même encore, en partie, leur bonne confection.
Il s’agissait de produire, sur une machine ou sur un métier mécanique,un tissu à jour semblable à celui qu’on fait à la main. Les points de tulleou de dentelle sont extrêmement variés et ont des dénominations diverses,telles que tulle à chaîne, tulle à tresse, point de Matines, point d'Alen çon , etc.
Mais le point fondamental, le tulle proprement dit, est composé dejours, de la forme d’hexagones réguliers, engendrés par le croisement detrois rangées de fils :
1° La chaîne , fds longitudinaux disposés comme la chaîne de tous lestissus, suivant la longueur de la pièce ;
2° Une rangée de fils de trame ou diagonaux, traversant obliquementla pièce de droite à gauche en se tordant dans leur route avec chacun desfils de la chaîne qu’ils rencontrent ;
3° Une rangée de fils pareils, traversant la pièce obliquement de gaucheà droite et se tordant avec les fils de la chaîne, tandis qu’ils ne font quese croiser avec l’autre rangée diagonale.