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Tome huitième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

et à simple effet. M. Karr a un peu amélioré ses résultats, au moyen dunedisposition particulière des cuirs des pistons.

Le volume deau, dont on peut disposer, nest que de 400 litres par se-conde; la distance entre les niveaux supérieur et inférieur de leau est de6 mètres.

Daprès ces données, qui impriment à la machine une puissance utile dedouze à seize chevaux, le vent produit desservant quatre feux daffinerie dunouveau système, chacun deux dépense trois chevaux à trois chevaux etdemi.

M. Karr a adopté, comme devant donner les meilleurs résultats, les con-duits de vent en fonte, assemblés par emboîtement et jointoyés entre euxavec du mastic de fer ; ce procédé, qui est économique, est, sans contredit,bien supérieur aux conduites de vent en zinc, en tôle ou en cuivre.

Outre le réservoir de vent placé au-dessus des caisses de la machine, etdont la capacité permet dy maintenir l mc -50 dair comprimé, lauteur aplacé, devant chacun de ses feux daffinerie, des réservoirs particuliers enfonte, qui ont donné dexcellents résultats, comme puissance et régularitéde vent.

Toutes les parois intérieures et les voûtes des feux daffinerie et du fourde réchauffage sont en pierres très-réfractaires. Louverture de travailde ces feux est très-basse et étroite, et le mur en briques réfractaires, placéderrière la plaque de devant, forme avec elle une épaisseur de 20 centi-mètres. On obtient ainsi, non-seulement de bien concentrer la chaleur danslintérieur des feux, mais encore de permettre aux affineurs de travaillersans être trop incommodés de la chaleur reflétée au dehors.

Les dispositions et les formes des voûtes, longtemps étudiées et souventmodifiées jusquà celles adoptées aujourdhui par linventeur, utilisenttoute la chaleur développée par lopération de laffinage au bénéfice du fourde réchauffage qui reçoit et conserve les flammes réunies des deux affine-ries ; la voûte un peu surbaissée pour la moitié de la longueur du fouroblige la flamme, poussée dun côté par le vent de la soufflerie, et violem-ment attirée de lautre par une cheminée de 16 mètres de hauteur, à lécherconstamment les fers placés en travers des barreaux en briques, disposésdans la longueur du four.

On comprendra facilement lénorme chaleur qui saccumule dans lefour de réchauffage, si lon remarque la différence qui existe entre les en-trées et la sortie de la flamme.

En effet, la somme des sections des deux conduits dintroduction estde 0 m - c -1520, tandis que la section du conduit de sortie nest que de0 m - c - 0675.

La cheminée de 16 à 18 mètres délévation, pouvant réunir les flammesde quatre appareils complets et de huit feux daffinerie, empêche la flammede rétrograder et de sortir par les ouvertures de travail, et elle lattire avecune telle force, que les conduits qui séparent le four de la cheminée, et qui