FORGES. FABRICATION DU FER
APPLICATION DES FLAMMES PERDUES DES FEU D’AFFINERIE
AD CHADFFAGE DES FERS DESTINÉS A ÊTRE ÉTIRÉS
AU MARTEAU OU AU LAMINOIR ,
Par M. firCSÈA'K It AItU , Ingénieur à Paris .
(planche 32.)
La quantité excessive de charbon de bois dépensée dans l’affinage desfers, la dépense souvent notable à ajouter encore à ce premier prix derevient pour réchauffer à la houille les fers à étirer, ont engagé M. Karr àrechercher, depuis plusieurs années, les améliorations qui pourraient uti-liser, mieux que par le passé, le premier combustible et annihiler ou aumoins diminuer la dépense du second. Les essais successifs que cet ingé-nieur a faits dans diverses usines qu’il a dirigées l’ont amené aux résultatsles plus satisfaisants.
Nous allons d’abord expliquer la disposition de ses feux d’affinerie et dufour de réchauffage placé au milieu d’eux, et nous pourrons ensuite bienfaire comprendre les services que l’on doit attendre de ce nouveau procédéde chauffage, en indiquant le mode de fabrication que M. Karr a introduitdans l’usine où il a monté de ses appareils.
L’ensemble et la disposition des feux d’affinerie et du four de réchauffagede ce système sont exactement représentés à l’échelle de 1/30 dans le des-sin, pl. 32, tels que l’auteur les a construits à Araga (Espagne ) et telsqu’ils fonctionnent aujourd’hui dans ces usines.
La machine soufflante, dont il pouvait disposer, est distante de ces feuxde 75 mètres environ ; la roue, qui lui donne le mouvement hydraulique,est en bois; c’est une roue en dessus de 5 mètres de diamètre et de l m 20de largeur entre les couronnes ; les augets sont très-rapprpchés et aunombre de 80. La vitesse à la circonférence est de l m U5 par seconde.
Cette soufflerie est d’ancien système ; elle a deux caisses carrées en bois