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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
La sole, ordinairement inclinée vers le contrevent et le chio, repose sur un cadreen fonte disposé de manière à laisser sous sa face inférieure un vide qui la préservede l'humidité du sol, et qui sert aussi à la refroidir en y faisant arriver un peu d’eaulorsqu’elle est trop échauffée.
La varme s’appuie contre un mur, dans lequel est pratiquée une ouverture appeléechapelle , où se fixent les tuyères; elle est située verticalement ou légèrement incli-née vers l’intérieur, afin de rapprocher la tuyère de la sole. On emploie souvent deuxtuyères au lieu d’une pour mieux distribuer le vent dans le creuset et hâter la fusiondu métal ; cette disposition convient surtout aux creusets de grande dimension.
Les tuyères sont en cuivre rouge et munies d’un orifice demi-circulaire ; leur sailliedans l’intérieur du feu, leur inclinaison et leur hauteur au-dessus du fond, exercentune grande influence sur le succès de l’affinage, et varient avec la nature des fontesque l’on traite.
Montage des cbeusets. — L’affinage de la fonte, quelle que soit sa qualité, ayanttoujours un même but, celui d’obtenir de bon fer dans un temps aussi court que pos-sible, il s’ensuit que l’on peut procéder avec d’autant plus de rapidité que la fonteest plus pure, et que l’on doit, au contraire, y consacrer d’autant plus de tempsqu’elle est plus chargée de matières étrangères. Toute la question du montage descreusets (c’est-à-dire l’arrangement des différentes pièces qui le constituent) se ré-duit donc à les disposer de manière à hâter ou à retarder l’opération, suivant que lafonte est pure ou impure, en ayant toutefois l’attention de tenir compte de la prédis-position qu’elle peut avoir à fondre et à se décarburer rapidement ou lentement,suivant qu’elle est blanche ou grise.
Examinons l’influence que la disposition de chaque partie du creuset exerce sur ladurée de l’affinage.
4° La profondeur, qui se mesure par la distance de l’axe de la tuyère à la plaquede fond, est le point le plus essentiel à bien déterminer dans la construction d’un feu.Une grande profondeur a pour effet de favoriser la décarburation, parce qu’elle rendplus considérable le trajet que font les gouttes de fonte en se rendant de la gueuse aufond du creuset, et que c’est principalement dans ce passage que l’oxygène de l’airagit énergiquement sur le carbone du métal; elle hâte en même temps la coagulationde la matière fondue en diminuant la chaleur à laquelle elle est exposée.
2° L’inclinaison de la tuyère, qui donne le plus de chaleur dans la partie supé-rieure du creuset où se trouve le métal à affiner, est celle qui en accélère le plus lafusion; une inclinaison plus faible ou plus forte atténue cet effet, soit en diminuantla température générale du creuset, soit en l’augmentant dans les parties inférieures,et en contribuant ainsi à une plus parfaite épuration de la matière par une coagula-tion plus lente. L’inclinaison qui produit le maximum de température dans la régionoccupée par la gueuse est d’environ 7 à 8 degrés.
3° Une déviation de la tuyère vers la rustine ou vers le chio accélère ou retarde lafusion; il en est de même de la plus ou moins grande saillie sur la varme.
4° L’inclinaison de la varme vers l’intérieur agit dans le même sens que l’avance-ment de la tuyère et tend à concentrer la chaleur ; celle du contrevent vers la varmeretarde la coagulation du métal par un effet analogue, et celle du fond vers le contre-vent conduit au même résultat en augmentant la profondeur du creuset en cet en-droit.