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Tome huitième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

de lautre côté du détroit, on est en projet de réorganiser complètementlusine existante.

La fabrication de la monnaie exige, avant le frappage, plusieurs prépa-rations ou opérations préliminaires qui nécessitent lemploi successif dedivers appareils. 11 est peut-être utile, à ce sujet, de faire voir tout dabord,en quelques mots, la marche générale de ces opérations, pour donner uneidée de son ensemble et indiquer lordre dans lequel les machines sontemployées. Comme nous devons à lobligeance de M. Diérix, directeurgénéral de la Monnaie de Paris, lautorisation davoir pu relever les appa-reils, les instruments, les machines qui sont appliqués dans ce bel etgrand établissement, il nous a été possible de suivre avec beaucoup desoin tous les détails de la fabrication, soit pour lor, soit pour largent,soit pour la monnaie de cuivre. La description que nous allons donner estdonc essentiellement pratique et sera, nous l'espérons, dautant mieuxcomprise, que nous laccompagnons de dessins très détaillés.

Nous pensons que ces documents seront vus avec intérêt, comme pré-sentant les meilleurs modèles à suivre dans tous les pays qui ne sont pasencore à la hauteur des progrès actuels. Dailleurs, les moyens mécani-ques que nous allons indiquer ont lavantage de pouvoir sappliquer aussidans un grand nombre dautres industries.

On sait que cest largent qui forme la base du système monétaire éta-bli pour faciliter les échanges, il est aussi le plus employé dans la fabrica-tion de la monnaie ; ce métal doit être parfaitement pur et par conséquentpréalablement affiné; il est allié avec une certaine quantité de cuivre, afindacquérir une dureté suffisante pour résister à lusure. En France , laproportion adoptée est toujours de l/10 e de cuivre pur pour 9/10 es dargentfin. Il en est de même pour les pièces dor.

Lalliage se prépare dans des creusets en fer forgé dune forte épais-seur et que lon dispose, comme on le voit sur les premières figures de laplanche 33, dans des fours spéciaux chauffés à de très-hautes tempéra-tures. Il est alors coulé dans des lingolières, en plaques minces de 5 à6 millimètres dépaisseur, puis tiré en bandes de diverses dimensions.Ces bandes sont réduites aux épaisseurs convenables par des passes suc-cessives dans des laminoirs dégrossisseurs et finisseurs, en ayant le soinde les faire recuire de temps à autre.

On découpe les flans dans les bandes ainsi préparées, soit à laide debalanciers, soit au moyen dun découpoir marchant dune manière conti-nue par le moteur même de lusine. Après avoir vérifié le poids de cesflans, ce qui a lieu à laide dun instrument fort simple, on les fait passersur la machine à cordonner, qui a pour objet den refouler légèrement lebord extérieur, afin que ce bord ait un peu plus dépaisseur que le centre.On procède ensuite à leur blanchiment, et on les porte enfin aux pressesmécaniques qui les frappent.

Ces presses, dune combinaison très-ingénieuse, due, pour la plupart