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Tome huitième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

rement carrées et logées dans des entailles ou mortaises i', dont deux sontpratiquées à lintérieur de la première partie e, et les deux autres dans laseconde partie e'.

Cette disposition a pour objet de permettre au cylindre A' de monter oude descendre dune certaine quantité, quoique larbre de commande E',auquel il doit rester relié, ne change pas de place. Une bague en fer, endeux pièces, sajuste sur le même arbre, derrière le manchon e', et y estretenue par une seconde bague extérieure d,', que lon fixe avec une visde pression.

En desserrant cette vis, on peut reculer cette seconde bague, enlever lapremière, qui est en deux parties, et par suite débrayer le manchon.

Sur les tourillons du cylindre supérieur A' reposent les coussinets enbronze a', dont la surface supérieure est droite et reçoit des platines en fersur lesquelles sappuie le bout des fortes vis verticales F, au moyen des-quelles on règle lécartement des cylindres, et par suite le degré de pres-sion quils doivent exercer sur la bande de métal à laminer. Ces vis tra-versent les écrous en bronze h, dont la forme extérieure est conique, afinde sajuster de bas en haut dans les renflements ménagés à la partie supé-rieure des deux cages de fonte B.

Quand le laminoir fonctionne, la pression considérable qui sexerceentre les deux cylindres tend nécessairement à faire remonter les écrous,et, à cause de leur forme conique, ils restent en place ; lorsque lappa-reil ne fonctionne pas, ils sont seulement retenus par les petites vis àpointes g.

Comme il importe que les deux cylindres A A' soient parfaitementparallèles, quel que soit le degré de rapprochement ou décartement quiexiste entre eux, il est utile de faire marcher les deux vis F toujoursensemble. A cet effet, on a rapporté sur leurs têtes les roues droites den-tées k , qui sont exactement de même diamètre et qui engrènent toutesdeux à la fois avec le pignon l placé entre elles, sur un bout daxe verti-cal m, que lon fait tourner facilement à la main, au moyen du croisillon àquatre branches et à poignée G. Les deux roues k ont chacune 84 dents et8 millimètres de pas ; le pignon l na que 42 dents ; par conséquent, pourun tour entier que lon fait faire au croisillon, les vis ne font quun demi-tour, et descendent par suite de 7 millimètres, en supposant que les filetsaient 14 millimètres de pas. Mais, comme il faut souvent varier le degré depression de moins dun millimètre à la fois, on a rapporté au-dessus dupignon un petit disque en bronze n, qui est fixé sur la traverse en fer Hpar deux petites tiges o' (fig. l re ) et qui est divisé sur toute sa circonfé-rence en 20 ou 25 parties égales, par exemple.

Comme laxe m porte une aiguille ou index qui tourne avec lui, il esttoujours facile de connaître exactement la quantité dont les vis sont des-cendues, suivant que lon a fait tourner le croisillon G dune ou plusieursdivisions.