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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
rement carrées et logées dans des entailles ou mortaises i', dont deux sontpratiquées à l’intérieur de la première partie e, et les deux autres dans laseconde partie e'.
Cette disposition a pour objet de permettre au cylindre A' de monter oude descendre d’une certaine quantité, quoique l’arbre de commande E',auquel il doit rester relié, ne change pas de place. Une bague en fer, endeux pièces, s’ajuste sur le même arbre, derrière le manchon e', et y estretenue par une seconde bague extérieure d,', que l’on fixe avec une visde pression.
En desserrant cette vis, on peut reculer cette seconde bague, enlever lapremière, qui est en deux parties, et par suite débrayer le manchon.
Sur les tourillons du cylindre supérieur A' reposent les coussinets enbronze a', dont la surface supérieure est droite et reçoit des platines en fersur lesquelles s’appuie le bout des fortes vis verticales F, au moyen des-quelles on règle l’écartement des cylindres, et par suite le degré de pres-sion qu’ils doivent exercer sur la bande de métal à laminer. Ces vis tra-versent les écrous en bronze h, dont la forme extérieure est conique, afinde s’ajuster de bas en haut dans les renflements ménagés à la partie supé-rieure des deux cages de fonte B.
Quand le laminoir fonctionne, la pression considérable qui s’exerceentre les deux cylindres tend nécessairement à faire remonter les écrous,et, à cause de leur forme conique, ils restent en place ; lorsque l’appa-reil ne fonctionne pas, ils sont seulement retenus par les petites vis àpointes g.
Comme il importe que les deux cylindres A A' soient parfaitementparallèles, quel que soit le degré de rapprochement ou d’écartement quiexiste entre eux, il est utile de faire marcher les deux vis F toujoursensemble. A cet effet, on a rapporté sur leurs têtes les roues droites den-tées k , qui sont exactement de même diamètre et qui engrènent toutesdeux à la fois avec le pignon l placé entre elles, sur un bout d’axe verti-cal m, que l’on fait tourner facilement à la main, au moyen du croisillon àquatre branches et à poignée G. Les deux roues k ont chacune 84 dents et8 millimètres de pas ; le pignon l n’a que 42 dents ; par conséquent, pourun tour entier que l’on fait faire au croisillon, les vis ne font qu’un demi-tour, et descendent par suite de 7 millimètres, en supposant que les filetsaient 14 millimètres de pas. Mais, comme il faut souvent varier le degré depression de moins d’un millimètre à la fois, on a rapporté au-dessus dupignon un petit disque en bronze n, qui est fixé sur la traverse en fer Hpar deux petites tiges o' (fig. l re ) et qui est divisé sur toute sa circonfé-rence en 20 ou 25 parties égales, par exemple.
Comme l’axe m porte une aiguille ou index qui tourne avec lui, il esttoujours facile de connaître exactement la quantité dont les vis sont des-cendues, suivant que l’on a fait tourner le croisillon G d’une ou plusieursdivisions.