FABRICATION DE LA MONNAIE. 419
La fig. 2 eu est une section verticale faite par le milieu des cylindressuivant la ligne 1-2.
La fig. 3 est une seconde coupe faite par l’axe suivant la ligne-3-4.
La fig. 4 est une double section horizontale, dont une partie faite suivantla ligne 5-6, et l’autre à la hauteur de la ligne 7 8.
Les deux cylindres A, A', qui composent ce laminoir sont en fonte très-dure, tournés avec le plus grand soin et rodés à l’émeri sur une machinespéciale disposée pour ce travail. Ils sont renfermés dans les fortes cagesde fonte B, qui, quoique très-rapprochées l’une de l’autre, n'en sont pasmoins reliées entre elles, vers leur partie supérieure comme vers leur par-tie inférieure, par les entretoises en fer b.
Ces cages portent à leur base de larges oreilles qui sont dressées endessous et boulonnées sur le banc ou la table en fonte C, qui élève lelaminoir à la hauteur convenable au-dessus du sol, et qui est elle-mêmeassujétie sur de fortes pièces de charpente D, assises dans toute leur lon-gueur sur un massif en pierre très-solide. Ces pièces de charpente n’ontd’autre but que de servir de coussins entre les cages des laminoirs et lesfondations.
Le cylindre inférieur A repose, par ses deux tourillons, sur les coussi-nets de bronze a ajustés à pans dans le fond des cages, et n’ayant aucunejoue. En dehors de ces tourillons, il forme une sorte de petite gorge, quisert à l’enlever au besoin, à l’aide de colliers en fer. Il se termine d’unbout par une partie carrée, qui sert à l’assembler, à l’aide du manchon enfer c, avec l’axe intermédiaire E, qui est également en fer forgé, et qui setermine de même par un bout carré. Une petite rondelle en fer d, quel’on retient sur cet axe par une vis de pression, empêche le manchon deglisser, et le force à rester appuyé contre l’embase du cylindre. Quand onveut enlever celui-ci, il suffit de desserrer la vis de pression pour reculerla rondelle et le manchon sur l’axe E, qui n’est alors plus soutenu.
Le cylindre supérieur A', de mêmes dimensions que le premier, estaussi relié à un arbre intermédiaire en fer E', mais par un manchon dontla forme et la construction diffèrent essentiellement de celles du précé-dent. Ce manchon, au lieu de former une simple bague en fer, se composede deux parties en fonte e, e', dont l’une est calée sur le bout du cylindre,et l’autre, qui s’emmanche à griffe avec la première, est montée à l’extré-mité de l’axe.
Les dents ou les griffes de ces deux parties de manchons sont taillées enplan incliné, comme le montrent l’élévation (fig. l re ) et le détail (fig. 5).Une rondelle en fer /, représentée de face (fig. 6) se place à l’intérieur,dans l’évidement du manchon et l’espace vide laissé entre l’extrémité ducylindre et celui de l’arbre qui le commande, comme le montre bien lasection (fig. 8) qui représente le second laminoir dit polisseur, sur lequelon a exactement fait la même application. La rondelle porte quatre petitstourillons placés à angle droit et ajustés dans des viroles en fer i, extérieu-