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Tome huitième.
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BALANCIERS MOTEURS. 4*29

ries, soit encore quil nait aucun point fixe, comme dans les machinesdOliver-Evans , de Gengembre, etc.

Il y aurait, en effet, danger à excéder, par exemple, des vitesses del m 50 à 1 ,D 60 par seconde, à lextrémité de chaque bras dun balancier enfonte, qui doit transmettre un certain effort, à cause des secousses, desréactions continuelles que cet organe est susceptible déprouver. Aussi,quon le remarque bien, le célèbre Watt calculait toujours ses machinespour que la vitesse au point dattache du piston, ou de la manivelle, nedépassât guère 1'" à l m 20 au plus par seconde. Il en a été de même chezles constructeurs qui lont suivi ; les machines de Woolff, qui sont encoreen si grande réputation dans différentes contrées, sont également établiesdans ces conditions. Itans les navires à vapeur, lon a souvent besoindune vitesse assez considérable, pour ne pas employer de communicationsintermédiaires, les balanciers qui ont été appliqués pendant bien des an-nées, ne dépassent pas une telle vitesse. On naurait pas osé le faire, dansla crainte daccidents graves, dont on a pu se convaincre dailleurs avec lesscieries à débiter les bois.

Pour ces sortes de machines, la puissance employée nest pas de plus de3 à 4 chevaux ; elle nest souvent que de 1 à 2. Or, comme il y a un grandintérêt pour le fabricant à faire marcher les scies le plus rapidement pos-sible, on a constamment cherché à en augmenter la vitesse ; de telle sorteque si, dans lorigine, une scie donnait 75 à 80 coups par minute, commecela a encore lieu dans quelques anciennes scieries, on est arrivé succes-sivement à lui faire donner 150,200, 250 et même 300 coups dans le mêmetemps. Mais alors, il a fallu abandonner complètement lapplication dubalancier, parce que celui-ci, composé souvent de deux flasques en bois,bardées de fer, quoique ne transmettant pas de grands efforts, se brisait,dès quon voulait acquérir une vitesse supérieure à celle de deux mètrespar seconde.

Aussi, actuellement on ne construit plus une seule scie à balancier, soitpour découper les bois en grume, soit pour débiter les planches ou lesfeuillets. On préfère de beaucoup adopter des dispositions à action directe,cest à-dire le châssis de la scie relié par la bielle à la manivelle motrice.Partout l'on a besoin davoir de grandes vitesses, on évite de faire usagedu balancier comme agent de transmission de la puissance à la résistanceLes appareils de bateaux, comme du reste un grand nombre de machinesà vapeur fixes, nappliquent plus cet organe qui dailleurs a linconvénientdaugmenter notablement le poids et le prix des machines (1).

(4) On a vu, en effet, daprès les divers systèmes que nous avons publiés, soit comme machinesde terre, soit comme appareils de navigation, que le système à balancier, à égalité de force mo-trice, est toujours plus lourd, plus compliqué, et par suite plus dispendieux. Il y a douze ans àpeine, lorsquon a construit les grands navires transatlantiques, on estimait que le poids desappareils, y compris les chaudières, était en moyenne de 4000 kilog. par force de cheval, tandique, dans les appareils construits actuellement, cest à peine si le poids est moitié, avec leaudans les chaudières.