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Tome huitième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

Cependant, dans des établissements de premier ordre, qui tiennent àavoir des moteurs bien et solidement établis, non susceptibles de se dé-ranger, et dun mouvement bien régulier, nexigeant, pour ainsi dire,presque pas dentretien, on préfère encore les machines à balancier, et enparticulier celles à moyenne pression, avec détente et condensation, sur-tout les machines dites à deux cylindres, comme celles que nous avonsdonnées avec détails dans le vn e volume.

On a, en effet, reconnu par expérience que ces appareils, lorsquils ontété bien exécutés, bien montés, et quils sont aussi bien entretenus, ne sedérangent pas, fonctionnent avec une régularité parfaite, et noccasionnentpour ainsi dire jamais de chômage, ce qui est une grande considérationpour des usines comme les filatures, les tissages mécaniques, les impres-sions de toiles peintes, les moulins à blé, qui ont besoin de mouvementsconstants et réguliers.

On a exécuté des balanciers en fonte, des balanciers en fer et en tôle,et des balanciers en bois ; mais en définitive on ne fait plus guère aujour-dhui que des balanciers en fonte à nervures, la plupart dune seule pièce,quelquefois en deux flasques parallèles et reliées entre elles par des bou-lons, lorsquils appartiennent à des machines très-puissantes.

Les balanciers en fonte ont linconvénient dêtre beaucoup plus lourds,mais aussi lorsquils sont convenablement nervés ils ne fléchissent pas, etont lavantage de présenter un coup dœil agréable, monumental même,qui plaît à toutes les personnes les plus étrangères à la mécanique. 11 nenest pas de même des balanciers en fer ou en tôle, qui, exempts de ner-vures, noffrent que des surfaces unies qui nont rien de beau, et qui, danscertains cas, pour des appareils puissants, deviendraient même tout à faitdisgracieux. Ils sont dailleurs susceptibles de fléchir, ayant une certaineélasticité qui ne convient pas à ce genre dorganes. Aussi on ne les emploieque lorsquon veut des machines légères. Les balanciers en bois présen-tent les mêmes inconvénients au plus haut degré, et sont encore par celamême plus abandonnés. On ne les rencontre que dans les plus anciennesmachines et quelques vieilles scieries.

Nous aurons donc à nous occuper tout spécialement, dans cet article, desbalanciers en fonte, et surtout comme appliqués dans les machines à va-peur ils jouent un rôle très-important, et il importe, par conséquent,pour le constructeur, de savoir leur donner les proportions exactes quileur conviennent pour recevoir, dune part, laction de la puissance, et latransmettre de lautre à la résistance.

DESCRIPTION DU BALANCIER-TYPE, REPRÉSENTÉ FIG. 4, 2 ET 3, PL. 35.

En général, le balancier dune machine à vapeur peut être considérécomme le fléau dune balance, dont lun des plateaux chargé serait le pis-ton, et lautre la manivelle ; les efforts exercés ou supportés par ces deux