BALANCIERS MOTEURS.
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sphérique, et portant, sur la partie cylindrique désaffleurante, la bague ouvirole mobile K, forgée de la même pièce avec ses deux tourillons o. Enserrant le boulon au moyen de la clé c, comprise entre les clavettes àtalon c', on fait appliquer l’une des bases de la virole contre le bouttourné du balancier, en même temps que la tête s’appuie contre la baseopposée.
Cette disposition permet d’avoir l’axe des tourillons o dans un planrigoureusement perpendiculaire à la ligne milieu du balancier, et parsuite de maintenir la tige du piston, comme la bielle, dans un seul etmême plan vertical avec celui-ci.
Le diamètre du boulon G, dans la partie qui désaffleure l’encastrement,doit être au moins égal au bouton de la manivelle, puisqu’il doit résisterdans des conditions identiques.
Ce mode de construction est évidemment bien entendu, et donne debons résultats en pratique, mais il est plus dispendieux que celui indiquéfig. l re ; d’autres constructeurs ont cherché à le simplifier en remplissantle même but, comme on peut le voir par les fig. 11 à 14, qui représententles détails d’un des balanciers appliqués aux machines à vapeur de la Mon-naie de Paris (1).
La fig. 11 en est une section verticale faite par l’axe central.
La fig. 12 est la vue de face de l’une des extrémités avec la coupe de lavirole portant les tourillons.
La fig. 13 est un détail vu de face de celui-ci.
Et la fig. 14 une coupe transversale suivant la ligne 7-8.
On remarque sur ces dernières figures que chaque extrémité du balan-cier se termine par une partie cylindrique, formant son prolongement,au lieu d’être alésée, afin de recevoir la virole mobile K, qui est fondueou forgée avec ses deux tourillons o, et qui y est retenue par la baguetournée B', que l’on applique contre elle par le boulon b', lequel est fixéau balancier par la clavette c et serré par l’écrou
Cette disposition est plus économique que la précédente et remplit évi-dement le même objet. Elle est analogue, au reste, pour les autres par-ties, à celles du balancier type.
Balanciers des machines a deux cylindres. — Ce que nous avonsdit pour les balanciers des machines à vapeur à un seul cylindre s’appliquede même évidemment à ceux des machines à deux cylindres, seulement,dans ces dernières, l’effort du côté de la puissance est divisé en deux par-ties qui se rattachent à deux points du balancier, c’est-à-dire la pressionde la vapeur sur le grand piston à l’extrémité, et celle sur le petit pis-ton vers les 3/4 ou les 2/3 de la longueur du bras. On pourrait, sansfaire d’erreur sensible, compter la longueur L du bras, du point extrême
(1) On se rappelle que ces machines, qui sont parfaitement exécutées, ont été construites parM. Moulfarine; nous en avons donné les dessins dans le vu® volume.