MACHINES A PEIGNER LE LIN. 459
pour effectuer son mouvement descensionnel ou ascensionnel, pendantque chaque peigne passe devant les mèches 6 fois par seconde.
Sur ces 22 secondes 3/4, on peut estimer qu’il y en a 20 environ pour ladescente, et le reste pour la montée, qui se fait, comme on se le rappelle,beaucoup plus rapidement. Et puisqu’à chaque ascension, les pinces s’avan-cent de leur longueur, il en résulte que si une mèche amenée par ja pre-mière pince a reçu, au premier passage,
20 x 6 = 120 coups de peigne
de phaque côté, elle en reçoit autant au second, au troisième, au quatrième,après lequel elle sort de la machine. Chaque mèche ou chaque poignée delin reçoit donc, en définitive,
120 x 4 x 2 ou 960 coups de peigne
sur les deux côtés à la fois, depuis son entrée jusqu’à sa sortie.
Observations. — Il est bon de remarquer que, pour permettre de réglerla position de chacun des excentriques fixes C qui déterminent les chan-gements d’inclinaison des peigneurs, le constructeur a ajouté sur le devant(fig. 6 et 7) une équerre en fer y, qui se relie par un boulon à l’excentrique,et au bâti par une vis de rappel s, que l’on peut à volonté faire tournerdans un sens ou dans l’autre, avant de pousser l’équerre, et avec elle l’ex-centrique, à droite ou à gauche.
Nous devons dire aussi que, pour se garantir du contact des engrenages,on place à l’extérieur des grillages en fer, que l’on peut enlever quand ilest nécessaire ; et de même pour empêcher la poussière et les déchets dese dégager au dehors, on recouvre les tambours des peignes avec des cou-vercles en tôle mince Y, assemblés à charnière sur le bâti.
ALIMENTATION ET TRAVAIL DE LA MACHINE.
Cette peigneuse mécanique n’est desservie que par des enfants de dix àdouze ans, qui sont obligés de travailler avec une célérité extrême poursuffire à son alimentation.
Leur service se divise de la manière suivante :
Ces enfants doivent être au nombre de quatre, dont deux placés pn têtqde la machine, un troisième à l’extrémité opposée, et le quatrième portantles pinces dont les mèches sont peignées. Les premiers sont occupés àmettre le lin dans les pinces. A cet effet, comme on emploie généralementdes lins fins coupés et préparés à l’avance par poignées d’égal poids, con-tenues dans une sorte de plateau à quatre tiges verticales qui les tiennentsuperposées, sans les mêler, et qu’on apporte sur la table de service,laquelle est disposée avec deux guides en fonte pour y retenir le dessousde la pince, c’est-à-dire la plaque la plus large g (fig. 3), ils étalent alorssuccessivement chaque poignée sur cette plaque, qui, pour cette bonne