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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
qualité de matière, peut aisément en contenir quatre. Ils ont soin, danscette opération, de laisser dépasser la plus grande longueur des filaments,afin qu’ils pùissent être peignés, la première fois, sur un peu plus de lamoitié.
Dès que ces quatre poignées sont ainsi étendues, ils les recouvrent parles deux plaques g' qui complètent la pince, et serrent aussitôt les deuxécrous qui doivent les fixer. Lorsque la pince est prête, ils la suspendentà l’extrémité du chemin horizontal E , de manière à ce qu’elle puisse êtreprise par le premier taquet i attaché à la règle mobile j, qui doit la con-duire bientôt à l’action des peigneurs. Ces mêmes enfants sont aussi chargésde retirer des pinces les poignées qui ont été peignées des deux bouts, etde les placer, en les superposant en croix, sur un plateau à tiges, commecelui qui sert à leur apporter le lin brut. Ces pinces leur sont apportéesdeux par deux, par le troisième enfant, qui va constamment les chercherà la sortie de la machine. Mais cet enfant n’a pas seulement à apporterles pinces qui sont chargées de lin peigné des deux bouts, il est aussi obligéd’aller prendre sur la seconde table, placée à cette extrémité de la pei-gneuse, les pinces qui contiennent les lins peignés d’un seul côté, et quele quatrième enfant est chargé de sortir de la machine, d’ouvrir, pour re-tourner les mèches, puis de les refermer, pour que les mèches soient toutesprêtes à être peignées par l’autre bout.
Le service est ainsi parfaitement divisé, et l’alimentation de l’appareil sefait sans interruption. Il n’y a aucune confusion, parce que chacun connaîtsa besogne, et n’en déroge pas. Ces enfants acquièrent dans cette mani-pulation une telle habileté, et en même temps une telle promptitude, qu’onest vraiment surpris, en les voyant travailler, qu’ils puissent arriver en sipeu d’instants à effectuer ces diverses opérations, de prendre les pinces,de desserrer les écrous pour les ouvrir, y étendre les mèches de lin, puisremettre les plaques, resserrer les écrous au degré convenable, et enfinporter les pinces à l’entrée de la machine. 11 n’y a réellement que desenfants qui puissent avoir cette agilité, ce coup d’œil, cette célérité, quisurprennent toutes les personnes d’un certain âge.
On a vu, parla description qui précède, comment les pinces chargéesde leur lin, une fois suspendues sur le chemin de fer qui les amène auxpeigneurs, sont successivement obligées de descendre et de monter, puisde s’avancer à chaque mouvement, d’une quantité égale à leur longueurtotale; on a compris également comment les mèches de lin sont tout d’abordattaquées par leur extrémité, puis de plus en plus par le milieu des fila-ments, jusque près des pinces. On se rappelle qu’elles reçoivent ainsiquatre opérations successives, sans sortir du métier. D’abord peignées pardes dents fortes et écartées, les grosses étoupes s’en détachent, avec lespailles et autres ordures, qui tombent ensemble dans le premier comparti-ment de la caisse N, après avoir été dégagées des peignes par les brosseset par les cylindres dépouiüeurs ; peignées une seconde fois par des dents