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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
quatre compartiments. Ce petit peigne droit, à dents angulaires, est montéde môme sur des bras en fonte A, portés par l’axe en fer i, auquel onimprime un mouvement d’oscillation ou circulaire alternatif.
Des pinces et de leur triple mouvement. — Les pinces qui fonc-tionnent sont ici au nombre de 8; au lieu d’être composées de 3 parties,elles sont seulement en deux pièces g, g', exactement semblables, et toutesdeux en bois, de même forme arrondie aux angles et de même épaisseur,renflées au milieu, où elles sont traversées par un seul et môme boulon àécrou (voir les détails, fig. 14, 15 et 16), à l’intérieur elles sont garniesd’une feuille de carton mince, pour mieux pincer la mèche de lin, et àl’extérieur d’une platine en fer pour résister à la pression de l’écrou.
Ces pinces sont posées de champ successivement l’une après l’autre, surle prolongement des deux règles de fonte I, qui forment comme une sortede chemin de fer, sur lequel elles sont poussées, aux instants voulus, parla touche en fer.;', qui est attachée par articulation à l’extrémité inférieuredu levier J. Celui-ci est suspendu, comme dans le mécanisme précédent,au milieu de l’axe supérieur i', rapporté au sommet des deux chaises enfonte F', et relié en outre à la tige oblique k, qui lui sert de guide et quia son point d’attache sur la traverse en fonte K.
Ainsi, quand ces chaises remontent, ce qui a lieu lorsque les deux lon-grines de fonte L, sur le bout desquelles elles sont boulonnées, se relèventelles-mêmes avec les deux règles I, le levier J est appelé de gauche àdroite et oblige par suite la touche j à s’avancer dans le môme sens, enfaisant aussi avancer devant elle la pince qui a été préalablement apportéepar l’un des enfants préposés au service de la machine.
Tel est le premier mouvement rectiligne imprimé ainsi à chaque pince,aussitôt qu’elle est mise sur le chemin de fer. L’amplitude de ce mouve-ment est telle qu’elle est égale à la longueur même d’une pince, c’est-à-dire à 0 m 310, parce qu’il faut non-seulement faire arriver la pince nou-velle à sa place, à la tête du tambour peigneur, mais encore dérangertoutes les autres de la môme quantité, pour qu’elles se présentent succes-sivement à chaque série de dents ou de broches, et que la dernière, quise trouve la plus proche de l’extrémité de la machine, en sorte librement,en glissant alors le long du plan incliné V, adapté à charnière au bout desdeux règles I, afin d’obéir au changement de position de ces dernières,tout en restant appuyé par son autre extrémité sur le bord de la table quidoit recevoir la pince à sa sortie.
Les deux longrines L sont reliées aux deux règles auxquelles elles sontparallèles, par plusieurs montants ou consoles verticales en fonte et à ner-vures M, de sorte qu’elles ne forment entre elles qu’une seule et mêmepièce susceptible de monter ou de descendre d’une quantité déterminée,afin d’écarter ou de rapprocher des broches du tambour peigneur les mè-ches de lin suspendues verticalement à chaque pince.
Ce mouvement ascensionnel ou descensionnel est produit par une dis-