MACHINES A PEIGNER LE LIN.
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pas moins de 1 mètre de diamètre, vers le bout des broches ou des dentsde peigne. 11 est formé d'une enveloppe en tôle mince a, qui est rivée surquatre à cinq croisillons en fonte à huit bras b, alésés et traversés parl’arbre de couche en fer B, que l’on a prolongé de chaque bout, pour seporter par les paliers des coussinets c sur le bâti de la machine. Il estégalement fermé à chaque extrémité par de la tôle ou du zinc, de sortequ’il forme un véritable tonneau cylindrique, bouché de toutes parts.
Sur la circonférence de ce tambour sont fixés, à égale distance, les pei-gnes d, au nombre de 40, par des équerres en fer ou en cuivre e, que l’onvisse directement sur la tôle, et contre les gardes mômes dont chaquepeigne doit être muni.
Comme dans les peigneuses précédentes, les dents de ces peignes nesont pas toutes de môme force ni de même écartement, on s’arrange pouren former sur la longueur entière du tambour, qui est de 2™ 65, quatreséries d’égale étendue, dont les broches vont en diminuant de grosseur etd’écartement. Ainsi les dents les plus grosses et les plus écartées appar-tiennent à la première série, qui se trouve en tête de la machine, tandisque les plus fines et les plus serrées sont au contraire sur la dernière, quiest à l’extrémité opposée.
Quoique là vitesse imprimée à ce tambour ne soit pas, en moyenne, deplus de 35 révolutions par minute, celle des broches, à la circonférenceextérieure, est encore de
35x3,1416=109“ 96ou de 1“833 par seconde.
Des cylindres a brosses et a cardes. — En contre bas du tambour,et en sens contraire de son mouvement, se place le cylindre à brosses C,qui est composé de douves en bois montées sur des plateaux circulaires ettraversés par un axe en fer/, et de quatre brosses droites à longs poils,qui se mettent en contact tantôt avec les dents des peignes d, afin d’endétacher les étoupes, et tantôt avec les dents du cylindre à cardes ou dé-pouilleur D sur lequel elles reportent ces étoupes. Ce dépouilleur est aussicomposé soit en stuc, soit simplement en bois, et traversé par l’axe enfer E, également prolongé pour se porter sur les côtés du bâti de fonte.Il tourne dans le môme sens que le grand tambour peigneur, et on l’asurmonté d’une sorte de brosse cylindrique très-légère F, dont les crinsallongés et flexibles sont disposés sur un double rang héliçoïde, comme lemontre la fig. 11. Cette brosse additionnelle a particulièrement pour effetd’enlever les petits filaments d’étoupes qui resteraient adhérents aux dentsdu dépouilleur. Elle n’évite cependant pas l’emploi du peigne droit G,qui, comme dans la peigneuse précédente, détache de ce dernier toutesles étoupes et tous les déchets qui se sont produits au peignage , afin deles projeter dans une caisse de bois placée au-dessous et divisée aussi en