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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
En faisant fondre l’alliage, il faut veiller à ce qu’il ne présente aucunetrace d’oxydation; pour cela, il ne faut pas le maintenir trop longtempsen fusion.
Si l’on aperçoit quelques pellicules d’oxyde, on les retire avec unecarte.
On obtient encore de bons moules en prenant une feuille de plomblaminé n’ayant pas plus d’un millimètre d’épaisseur : on a soin d’abordde la laver à la potasse caustique pour enlever les matières étrangères quipourraient en altérer la surface.
On pose cette feuille sur la médaille dont on veut avoir l’empreinte ;puis, on place par dessus une feuille de carton mouillé, ou, mieux encore,plusieurs feuilles de papier gris également mouillé et, avec une presse ouun marteau à large tête, on force le plomb à pénétrer dans tous les creuxde la médaille.
Le dépôt galvanique peut lui-même servir de moule pour reproduiredes cachets, des médailles, etc... ; c’est dans ce cas un moule métalliquesur lequel il est très-facile d’obtenir un nouveau dépôt reproduisant l’ori-ginal dans toute sa pureté.
Les différents moyens que nous venons de passer en revue sont très-bons pour tout ce qui n’a qu’un relief assez faible ; mais ils seraient tota-lement impuissants pour reproduire ces bas-reliefs, ces petits meubles siriches sur lesquels les personnages se détachent en ronde bosse et donttous les détails sont fouillés comme par un habile burin.
Quand même il serait possible de faire pénétrer dans toutes les anfrac-tuosités d’un tel sujet les mélanges plastiques qui précèdent, on ne pour-rait détacher le moule sans en laisser une partie adhérente à tous cesdétails si profondément creusés.
En effet, en voyant ces belles chasses dans lesquelles, chiens, chevauxet chasseurs ont l’air de s’élancer hors du bas-relief, qui ne s’est demandépar quel ingénieux artifice la galvanoplastie peut reproduire tous cesdétails, dont il est impossible de prendre l’empreinte par un moulageordinaire.
L’artifice paraît simple à celui qui le sait, mais quelle richesse derésultat !
Il fallait trouver des moules élastiques, pouvant se couler dans tousces fouillés, remplir toutes ces lignes, et qu’il fût possible de les en arra-cher ensuite sans les briser, sans en altérer la forme ni la pureté.
Tel était le problème, il a été résolu ; et dans les ateliers de M. Chris-tofle, pour obtenir des bas-reliefs d’orfèvrerie d’argent, dont le travailserait immense s’il fallait les travailler au burin, on emploie les moulesque nous allons décrire :
On prend 20 parties de gélatine et 2 parties de caramel, dissous dansassez d’eau chaude pour faire une pâte qui devient solide eu refroi-dissant.