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GALVANOPLASTIE. 477
On verse cette composition chaude sur le modèle, on laisse refroidir etl’on arrache le moule.
C’est à l’aide de ce moule élastique que l’on prend ensuite un moulesolide en y versant la composition suivante :
Cire jaune.24 parties.
Graisse de mouton. ... 12 —
Résine. 4 —
Cette composition est employée tiède : elle offre beaucoup de solidité.
Dans quelques ateliers, on emploie depuis peu de temps une substancedont les applications industrielles sont déjà très-nombreuses, c’est lagutta-percha.
Les moules de gutta-percha ont l’avantage d’ôtre tout à la fois élas-tiques, mous à une certaine température et très-solides à la températureordinaire.
M. Gueyton, fabricant à Paris , s’est fait breveter le 20 janvier 1851, pource mode de moulage par l’application de la gutta-percha.
Voici maintenant le système décrit dans le brevet de MM. Lefèvre etThouret. 11 repose, comme on va le voir, sur l’emploi des matières gélati-neuses, en les rendant insolubles dans les bains galvaniques, et même con-ductrices de l’électricité.
Supposons un modèle quelconque dont on se propose de reproduire lacopie en métal par la galvanoplastie. On commence par encadrer ce modèled’un châssis en matière non conductrice, et de le couvrir sur les parties lesplus saillantes, de fds ou corps métalliques très-minces, qui permettent demettre le moule, quand on le plonge dans le bain galvanique, en commu-nication avec la pile électrique, on coule alors sur ce modèle du côté quel’on veut reproduire, et qui reçoit les Gis ou les corps conducteurs enmétal, de la colle-forte ou de la gélatine en fusion, c’est-à-dire chaufféeau degré convenable. Cette substance remplit nécessairement tous lescreux du modèle et vient jusqu’aux parties les plus saillantes en affleurantou recouvrant meme les fils métalliques. Pour préserver le moule nouscouvrons toute la surface opposée au modèle, d’une couche de vernis oud’autre matière grasse qui empêche la gélatine de se dissoudre dans lebain où l’on doit opérer. Si alors on retire, après le refroidissement, lechâssis du modèle, on a un moule en gélatine, qui, d’un côté, reproduiten creux tout ce qui est en relief sur le modèle et réciproquement. Onsaupoudre cette face de poudre métallique très-fine.
Ce moule ainsi préparé est très-propre à reproduire en métal, au moyende la pile, la copie exacte du modèle jusque dans ses plus petits détails.
Ainsi, en le plongeant dans le bain galvanique et en le mettant en com-munication avec la pile au moyen des fils métalliques dont il est garni, sidans ce bain on introduit un anode quelconque en cuivre, en argent ouen d’autres métaux simples ou composés, toute la surface du moule qui a