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Tome huitième.
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PUBLICATION' INDUSTRIELLE.

difficiles pour la réception de ces pièces qui doivent être livrées sans au-cun défaut, et exécutées avec les meilleures matières.

La forme, la disposition des boites, sont pour beaucoup dans la conser-vation et la durée des coussinets. Elles doivent être faites de telle sorte àrecevoir une certaine quantité de graisse ou dhuile pour un long parcours,et à la ménager le plus possible, tout en fournissant un graissage régulieret constant qui réduise les frottements et lusure, et empêche réchauffe-ment des tourillons.

Au chemin du Nord, M. Petiet, lingénieur en chef du matériel, a faitapporter des améliorations sensibles, non-seuiement pour diminuer la con-sommation du combustible, mais encore pour arriver au graissage le meil-leur et le plus économique. Des règlements sévères sont établis pour lesgraisseurs dans les ateliers et sur les différentes parties de la voie.

On doit à M. Bricogne, ingénieur, également employé au chemin duNord, une disposition de boîte à graisse qui paraît généralement adoptéeaujourdhui sur cette ligne et sur dautres. Comme elle est fondue duneseule pièce, elle ne laisse pas que de présenter quelques difficultés danslexécution, il sest adressé pour cela à un modeleur fort habile, M. Rous-seau, qui a su, en effet, disposer le modèle de manière à faciliter le mou-lage et à produire des pièces parfaitement saines qui ne laissent rien àdésirer. Actuellement ces objets se font partout.

En construisant les wagons pour porter une charge moyenne de 6000 kil.sans leur propre poids, on donne habituellement aux tourillons des essieux,et par conséquent aux coussinets des boîtes à graisse, un diamètre de6 centimètres, sur une longueur double. Maintenant sur la plupart des nou-velles lignes, les wagons sont établis pour recevoir des charges plus consi-dérables qui sélèvent jusquà 9 à 10 tonnes, les dimensions sont alorsaugmentées ; ainsi le diamètre des tourillons est de 75 millimètres, et leurlongueur de 180. Tel est celui dont nous donnons le modèle avec sa boîteà graisse sur les figures 5 et 6, qui représentent celle-ci en section trans-versale et en coupe longitudinale.

Cette boîte, adoptée par le chemin de Lyon , est moulée dans la fonderiede MM. Morel frères, de Charieville, qui en livrent des quantités considé-rables. M. Bertrand, mécanicien à Paris , sest chargé de les monter, cest-à-dire dy placer le coussinet, le couvercle, les vis et les boulons. Sa dis-position est tout à fait analogue à celle des boîtes deM. Bricogne.

Elle se compose en réalité de quatre pièces, comme le montrent lesfigures, la première A, qui forme la boîte proprement dite, est la plus im-portante, mais en même temps la plus difficile, parce quon a voulu quellesoit fondue avec le réservoir à graisse supérieur a, avec les joues latéralesb qui forment coulisseaux pour recevoir les fourches des lorigrines, et avecles oreilles arrondies c, dans lesquelles passent les boulons servant à larelier avec les longrines et avec le couvercle inférieur B qui cache le tou-rillon sans le toucher.