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MÉtlEBS Â LA JACQÜARf.
suspendre les plombs à des ficelles à nœuds qui se prolongent juqu’à lapartie supérieure du métier, où elles s’attachent à un plateau fixe. Lesiiœuds de chacune des ficelles s’engâgént dans les dents de crémaillèresdroites ou de règles striées, ditëttement placées au-dessus des aiguilles,qui, dans leur mouvement, les en font dégager simultanément ou parparties.
Nous aurions encore d’autres inconvénients à signaler, et que MM. Carréet Couplet ont également cherché à éviter, en construisant leur systèmeperfectionné ; mais au lieu de lés énumérer, nous croyons qu’il sera plusfacile de les reconnaître chacun séparément et de voir comment ils sontparvenus aux diverses améliorations qu’ils ont faites, en examinant avecquelque attention la description détaillée que nous en donnons ci-aprèsavec le dessin qui représente les différentes vues de leur métier complet.
DESCRIPTION DU MÉTIER PERFECTIONNÉ , REPRÉSENTÉ SUR LÈS FIGURESDE LA PLANCHE 40.
La fig. l re du dessin représente une vue de face de la partie principaledu métier perfectionné tout monté et prêt à fonctionner.
La fig. 2 en est une section verticale et transversale faite perpendicu-lairement à la précédente, suivant la ligne 1-2.
La fig. 3 est une coupe horizontale faite à la hauteur de la ligne 3-4.
La fig. 4 est une projection latérale vue du côté des rüchets ou cliquetsde mouvement.
Enfin la fig. 5 représente une section verticale du métier fonctionnant,les parties mobiles étant indiquées dans une position différente de cellecorrespondante à la fig. 2.
Remarquons d’abord que ce métier perfectionné est construit pour descartons à 200 trous, mais que, sans augmenter sensiblement ces dimen-sions, et par conséquent sans occuper un volume notablement plus grand,on pourrait aisément Vétablir pour un métier à 400. C’est surtout lorsquel’on compare un tel métier, exécuté pour des cartons à 800 et 1200 trous,que l’on est frappé dé la grande différence qui existe entre ces propor-tions et celles du jacquart ordinaire d'un nombre correspondant.
Cette différence tient justement à la réduction considérable apportéedans les dimensions des trous et par suite des feuilles de carton ; en effet,MM. Carré et Couplet sont parvenus à faire tenir 400 trous dans une sur-face de 18 centimètres de longueur sur 3 de largeur, tandis que dans lesystème ordinaire il ne faut pas moins de 36 centimètres sur 16, pourpouvoir y percer la même quantité ; seulement alors ces trous h’ont pasplus de 2 millimètres 1/2 de diamètre, tandis que les autres ën ont aumoins 5.
Ces feuilles de carton ainsi réduites passent successivement sur tinprisme en bois A, à section carrée, et qui, comme nous l’avonS dit plùs