PUBLICATION INDUSTRIELLE.
ÔOi
haut, n’est nullement percé de trous, comme les cylindres mobiles em-ployés dans les anciens jacquarls. Chacune des faces de ce prisme corres-pond par ses dimensions aux diverses feuilles de carton auxquelles il doitservir de support en les amenant successivement devant le métier aumoyen des goujons coniques a rapportés vers les extrémités.
Un peu au-dessous du prisme est une double plaque verticale B, qui estpercée d’autant de trous que la machine doit porter d’aiguilles, lesquelstrous correspondent exactement par leur centre aux axes mêmes de cesdernières auxquelles ils doivent servir de guide. Chaque feuille de carton,à mesure qu’elle descend du prisme, se présente entre les deux plaques,de telle sorte que les trous se correspondent parfaitement.
La distance qui existe entre la face inférieure du prisme, lorsqu’il estrapproché du métier, et la partie supérieure de la double plaque percée,est justement égale à la longueur d’un carton, de sorte que l’on est tou-jours certain, quand le prisme fait un quart de tour sur lui-même, qu’ilamène constamment entre les deux plaques une feuille de carton exacte-ment à la place qu’elle doit occuper.
C’est pourquoi, comme il est de toute impossibilité que les trous ne seprésentent pas rigoureusement devant chacune des aiguilles, on peut, sanscrainte, les faire de la dimension indiquée ; selon les auteurs, on pour-rait au besoin les réduire encore et leur donner moins de 2 millimètresde diamètre.
La double plaque percée B est reliée au battant C par la traverse hori-zontale à jour 1), de telle sorte que quel que soit l’écartement ou le rap-prochement du battant par rapport au métier, elle reste constammentverticale, parce qu’elle se trouve guidée dans son mouvement de va-et-vient par les coulisseaux b, qui sont dans des directions horizontales etperpendiculaires à la longueur de la traverse.
Comme le battant décrit, dans le mouvement oscillatoire qui lui estimprimé, des arcs de cercle autour de l’axe c, on comprend que la tra-verse, et par suite la double plaque elle-même, pourraient s’élever au-dessous du plan dans lequel elles doivent rester, si d’une part ellesn’étaient retenues par les coulisseaux et si de l’autre on n’avait rapportédans la partie inférieure des deux côtés du battant, des brides à mortaisesrectangulaires d, formant coulisses, dans lesquelles peuvent glisser les tou-rillons fixes e, rapportés à chaque bout de la traverse.
Les aiguilles /ne sont pas, comme dans les jacquarts ordinaires, à œil-lets vers le milieu, ni d’égale longueur, elles sont, au contraire, entière-ment lisses et de plus en plus petites, à mesure qu’elles s’élèvent du planinférieur au plan supérieur. A leur extrémité opposée aux cartons est bienformé un œil circulaire (fig. 6 et 7), mais qui, au lieu de recevoir lescrochets, sert simplement de passage aux ficelles g (fig. 2 et 5) qui rem-placent entièrement ces crochets et qui sont toutes suspendues au plateaufixe supérieur F..