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Tome huitième.
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MÉTIERS A LA .IACQUART.

A chacune de ces ficelles sont directement attachés les plombs F, quidoivent toujours les maintenir tendues et former un nœud correspondantau-dessus de lœil de chaque aiguille, et qui, tantôt peut saccrocher dansles dentures des crémaillères droites G, quand elles montent (comme onle voitfig. 5), et tantôt sen dégager, lorsque ces dernières descendentpour revenir à leur position primitive (fîg. 2).

Les détails (fig. 8, 9 et 10) montrent bien la forme et la construction deces crémaillères dentées.

Il est à remarquer que les ficelles g, passant dans lœil des aiguilles cor-respondantes (fig. 2), se trouvent, à partir de celles-ci jusquau plateauinférieur H, légèrement inclinées par rapport à la verticale, de telle sorteque dans le mouvement dascension et de descente imprimé aux crémail-lères, elles saccrochent ou se décrochent très-aisément; et par suite, lesaiguilles, qui restent constamment horizontales (quelles soient ou nonrepoussées par les cartons), puisquelles sont bien guidées par les règlespercées h, disposées au-dessous des crémaillères, sont toujours ramenéesà la position qui tend à les faire pénétrer dans les trous des cartons; ainsi,lorsque le battant est rapproché du métier et que tout le système quiporte les crémaillères c est descendu, les ficelles tendues par les plombs,comme le montre la fig. 2, ont poussé toutes leurs aiguilles, mais les unesse sont trouvées arrêtées par la partie pleine de la feuille de carton quiest en regard; les autres, au contraire, ont pu pénétrer à travers les trousqui se sont présentés ; il en résulte que celles-ci sont restées dans la direc-tion même des cannelures de leurs crémaillères, cest-à-dire quelles nontpas dévié, tandis que les premières, poussées par les aiguilles qui ontéprouvé la résistance, se sont éloignées de leurs crémaillères ; par consé-quent, lorsquon écarte le battant et quon soulève tout le système commeon le suppose sur la fig. 5, les dernières cordes, ayant leur nœud engagé,sont soulevées, et en même temps elles entraînent avec elles les fils de lachaîne du tissu, tandis que les autres restent dans leur position et ne pro-duisent rien : par suite, les fils auxquels elles correspondent ne bougent pas.

Cette disposition, qui est extrêmement simple, a lavantage de suppri-mer entièrement la boîte à ressorts que lon est obligé demployer dans lesautres métiers et qui occasionne, comme nous lavons dit, une résistanceconsidérable et souvent bien pénible pour les ouvriers.

Par ce système, il est impossible que les cartons se dérangent, parceque, dune part, ils ne peuvent sauter au-dessus du prisme ou supportmobile A qui les entraîne, quelle que soit dailleurs la vitesse avec laquelleon fait marcher le métier à cause des pièces darrêt j, placées en forme defourches au-dessus de ce prisme et attachées à la traverse supérieure I,qui relie les deux côtés C du battant; et, dautre part, parce que lemouvement de rotation intermittent imprimé au prisme, au moyen descrochets en fer J (fig. 4), ne se produit pas comme dans les métiers ordi-naires pendant toute lamplitude du mouvement du battant, mais seule-

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VIII.