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Tome huitième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

MOYEN DE CUIVRER LE FER,

FAR M. BUCKXm.

On cherche depuis longtemps un moyen pour recouvrir le fer avec unmétal moins oxydable que lui et plus dur que létain, le cuivre, par exemple,afin de pouvoir lemployer dans des constructions, à son état naturel,il est promptement détruit. Ce sont surtout les tôles quil importerait derecouvrir de cuivre, et qui, ainsi enduites, seraient sans doute plus éco-nomiques que les fer-blancs et les tôles étamées. De la tôle cuivrée seraitexcellente pour la construction des chaudières des machines à vapeur etmoins sujette aux incrustations, etc. Dans tous les cas, le bon marché estune condition essentielle; si le procédé est dispendieux, il ny a pasdavantage et il vaut mieux employer le cuivre pur ; sil est économique,alors les applications sont nombreuses et pleines dintérêt. On connaîtdepuis longtemps des procédés pour cuivrer le fer ; mais le couvrir decuivre sur une certaine épaisseur et faire adhérer ce dernier métal sur lepremier est un problème qui navait peut-être pas encore été résolu, etdont il paraît quon vient de trouver la solution.

M. T.-G. Bucklin, de Troy, Etat de New-York, a pris récemment unepatente pour un procédé propre à recouvrir la fonte, les moulages et lesfers battus, dun enduit solide de cuivre. Voici en quoi consiste ce procédé.

On commence par décaper le fer avec soin dans lacide sulfurique étendu,puis on lenduit avec un métal intermédiaire, par exemple du zinc, par lesmêmes moyens que ceux quon emploie pour faire ce quon appelle le fergalvanisé. Cela fait, on a un creuset qui renferme du cuivre en fusionrecouvert avec quelque matière incombustible, et on plonge ce fer zinquédans ce bain, on le laisse jusquà ce quil cesse de siffler; lorsquon leretire il est couvert dune couche complète et durable de cuivre.

En replongeant ce fer cuivré dans une solution de sel ammoniac, puisdans le bain de zinc, et enfin dans celui de cuivre, répétant le procédé àplusieurs reprises, on a une suite de couches de ce dernier métal quonpeut rendre aussi épaisses quon le désire. On soppose à la formation deloxyde noir sur le cuivre, en plongeant dans la solution de sel ammoniacet lavant enfin à leau pure.

Si le bain de cuivre nétait pas couvert dune matière non combustible,les pièces nen sortiraient pas lisses et unies.

Le laiton ou les autres alliages de cuivre peuvent également servir àenduire le fer de la même manière que ce métal lui-même. Ce procédé estpropre à produire des tôles de fer cuivrées, ou mieux laitonnées, qui au-ront de nombreuses applications dans les arts, et, comme on le voit, dif-fèrent de celui que M. Pommeroy a proposé pour le même objet.

FIN DU TOME HUITIÈME.