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Tome dixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

Quoi quil en soit, il y a encore en France plusieurs contrées qui tien-nent essentiellement aux machines à balancier du système Woolff, à causede lextrême régularité que lon obtient, du peu de réparation et den-tretien quelles exigent, et, par suite, de la sécurité quelles présentent,lorsquelles sont bien établies et bien conduites. Aussi nous voyons plu-sieurs exposants tels que MM. Lacroix, Powel et Scott, de Rouen ; M. Ca-salis, de Saint-Quentin ; M. Lecouteux, successeur de M. Moulfarine, àParis , etc., qui ont persisté dans ce système ils ont acquis dailleursune réputation bien méritée.

Le huitième volume de notre recueil contient les dessins et les descrip-tions complètes des meilleurs modèles en ce genre, avec des donnéesexactes sur les calculs et les dimensions principales des différentes partiesqui les composent.

Dans lexposition étrangère on a pu voir plusieurs machines verticalesqui, du reste, ne paraissent pas, en général, présenter de grandes parti-cularités.

Lune des plus remarquées, comme bonne exécution, a été celle deM. Schmid, de Vienne, déjà nommé pour sa machine horizontale. Elleest à double cylindre, du système Woolff, mais sans enveloppe.

La maison Cad, Hallot et C e , de Bruxelles , a présenté une machine ver-ticale sur la disposition indiquée dans notre cinquième volume, et destinéeà faire mouvoir des pompes propres à faire le vide dans les appareils à cuireque nous avons également décrits.

Une autre machine a été envoyée dAmsterdam par la même maisonCail et O, associé de MM. Van Ullssengen et Van llelle ; elle se distingueen ce que le parallélogramme de Watt ordinaire, qui est généralement ap-pliqué dans les machines à balancier, a été remplacé par un système à «guides de fonte qui en simplifie la construction.

Nous avons dessiné avec plaisir une machine verticale à deux cylindressuperposés, perfectionnée par M. Gustave Scribe, de Gand , qui est arrivé,non-seulement à simplifier notablement la construction de ce système, maisencore à réaliser une grande économie de combustible. Cest ainsi quunemachine de quinze à vingt chevaux, exécutée avec ses derniers perfection-nements, ne consomme que 1 kilogramme et demi de houille par heureet par cheval.

On se rappelle la machine à colonne renfermant le cylindre à vapeur,construite par M. Farcot, et publiée avec détails dans le troisième volumede ce Recueil ; une machine double, analogue, a été exposée par M. Fair-bairn, de Manchester , connu en Angleterre pour ce genre de construction,comme pour ses machines-outils.

La Prusse et la Suède ont aussi envoyé des machines verticales. Lune,de MM. Neuman et Esser, dAix-la-Chapelle , est à détente sans condensa-tion, et formée dun cylindre à vapeur supporté sur deux colonnes canne-lées, dans le genre des marteaux-pilons. La tige du piston descendant en