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contre-bas, transmet son mouvement par une bielle à l’arbre de couchequi est ainsi près du sol. Une telle disposition ne nous paraît pas la plusavantageuse à suivre, en ce qu’elle prend beaucoup de hauteur et peu debase, qu’elle présente par suite moins de solidité -, elle est d’ailleurs moinscommode pour le service.
Une autre machine également verticale a aussi été présentée par unPrussien, M. Schwartzkopff ; elle se distingue parce qu’elle actionne direc-tement une scierie à bois de 20 à 2i lames, en marchant à la vitesse de 120à 150 coups par minute.
On a sans doute aussi remarqué avec beaucoup d’intérêt la machine àcylindre vertical de M. Colson, ingénieur-mécanicien, de Belgique , quia su actionner directement le double ventilateur aérifère, imaginé parM. Fabry (1), en s’arrangeant de manière à éviter l’intermédiaire de pa-rallélogramme et de guides, quoique le cylindre fût d’ailleurs fixe, et àsimplifier, par suite, d’une manière notable, la construction de l’appareilmoteur.
M. Martini, d’Elberfeld , avait exposé un petit modèle de machine à très-petite course et à très-grand diamètre. Nous n’en avons pas compris lesavantages. L’auteur est obligé, pour transmettre le mouvement de la tigedu piston qui n’a pas 2 centimètres de course, d’employer l’intermédiairede deux balanciers permettant d’augmenter proportionnellement le rayonde la manivelle.
M. Bolinder, de Stockholm , a exhibé une machine à directrices, appliquéepar une forte plaque de fonte verticale.contre un mur, le cylindre sur lesol et l’arbre au-dessus; la plaque porte les guides du piston, lesquels sontdisposés de manière à se rapprocher, afin de regagner l’usure. Les deuxtiroirs de distribution et de détente sont placés en avant du cylindre et muspar une manivelle au lieu d’excentriques.
Nous aurons très-prochainement l’occasion de parler du système demachina de M. Siemens, qu’il appelle régénérateur de chaleur, et qui aproduit quelque sensation à l’Exposition universelle . Nous tâcherons defaire voir en même temps les tentatives de M. Seguin aîné, qui s’occuped’une question analogue depuis plusieurs années, et qui a imaginé à ceteffet des dispositions toutes nouvelles.
Nous devrions terminer cette revue par les machines rotatives que l’ontravaille toujours, mais qui malheureusement, il faut bien le dire, ne sontpas encore arrivées à l’état de pratique convenable. Lorsque nous en dé-crirons une remplissant les conditions désirables, nous ferons l'historiquedes systèmes proposés jusqu’ici. En attendant, nous ne tarderons pascependant à donner, dans le Génie industriel, la machine sphérique etdemi-rotative de M. Remue.
(1) En publiant la description de ce ventilateur dans le Génie industriel, nous ayons fait voirles lions résultats qu’il présente clans l’aérage des mines où il est appliqué avec succès.