Band 
Tome dixième.
Seite
23
JPEG-Download
 

MACHINES A FEUTRER LES CHAPEAUX.

23

de cylindres À et A' sont animés de deux mouvements distincts : lun ro-tatif et lent, mais continu; lautre rectiligne et plus rapide, mais alternatif.A cet effet, les axes de ces rouleaux sont prolongés et portés par deuxchâssis parallèles en fonte B, B', tenus en suspension par des tiges à pivotsa et a'.

Ainsi larbre de couche d, qui porte la poulie motrice P et la pouliefolle P', est muni de deux manettes semblables D, D', qui se relient cha-cune par lautre bout aux deux équerres en fer ou en fonte E, E', auxquellessont assemblés par articulation les liens ou brides c et c'.

Les deux brides inférieures communiquent naturellement au premierchâssis B, qui porte les rouleaux A, et celles supérieures c sassemblentavec le second châssis B', qui porte les rouleaux À'; et comme les équerresE, E' ont leur point dappui e ou leur centre doscillation, placé entre cesdeux séries de brides, il est évident que le mouvement alternatif quellesreçoivent et transmettent aux deux châssis, seffectue constamment ensens contraire, ce qui est demandé pour opérer le froissement des rou-leaux sur la pièce, et par suite pour produire le feutrage en largeur.

Pour le mouvement de rotation, larbre d porte une vis sans fin Y, quiengrène avec une roue droite B, à dents héliçoïdes dont laxe / prolongésassemble par une sorte de griffe avec une tige intermédiaire g, reliéede même à laxe de lun des rouleaux situé vers le milieu de lun des côtésdu châssis supérieur B'.

Sur le même axe/ est un pignon droit p, engrenant avec un pignonsemblable p', de même diamètre, ajusté sur un axe parallèle et plus court/,qui sassemble de la même manière, avec une seconde tige intermédiaire,laquelle communique alors avec lun des rouleaux du châssis inférieur B.

Or, tous les rouleaux sont aussi munis, à lautre extrémité de la com-mande précédente de pignons droits h ( fig. 9 ) de même rayon, et de mêmedenture, qui nengrènent pas entre eux, parce quils ne tourneraient pastous dans le même sens. La première série est disposée pour engreneravec les pignons droits m' placés au-dessus, la seconde, au contraire, estdisposée pour engrener avec les pignons m placés au-dessous.

De cette sorte , tous les rouleaux reçoivent un égal mouvement de ro-tation, dans le sens convenable; seulement les premiers, ceux supérieurs,tournent dans un sens, et les seconds, ceux inférieurs, tournent naturelle-ment en sens contraire.

Cette disposition de double mouvement est dautant plus rationnellequelle permet, en faisant les dentures des engrenages un peu longues,décarter ou de rapprocher les deux séries de cylindres, dune certainequantité, pour être en rapport avec lépaisseur même des pièces à feutrertout en conservant à chacun leur marche rotative.

Comme il est utile que les rouleaux supérieurs exercent, pendant le tra-vail, une pression plus ou moins considérable sur les rouleaux inférieurs,lauteur a adapté dans le haut du grand châssis B', des tringles verticales