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PUBLICATION INDUSTB1ELLE.
R', qui descendent vers le bas de l’appareil, afin de se relier à des leviers L,dont les axes prolongés portent, vers leur milieu, les bascules ou tiges hori-zontales M, que l’on charge d’un poids N; ce dernier, suivant qu’il estpoussé vers l’une ou l’autre extrémité, augmente ou diminue la pression ;par conséquent l’ouvrier a toujours la faculté de régler celle-ci à sa volonté.
On sait que l’opération du feutrage ne peut s’effectuer qu’avec une cha-leur humide, et suffisamment élevée. A cet effet, l’appareil est muni dedeux bassines ou réservoirs d’eau chaude, l’une inférieure G dans laquelleplongent en partie les cylindres inférieurs, l’autre supérieure T muniede robinets à sa base, pour déverser également des filets d’eau sur les cy-lindres supérieurs.
Sur la coupe, fig. 8, on reconnaît la bassine G, contenant l’eau nécessaireet portée par un deuxième fond à rebords G', lequel repose sur le sommetde quatre tiges verticales en fer H, dont on règle exactement la hauteurau moyen de quatre cames semblables I, rapportées sur les axes J, V.
Or, ces axes communiquent entre eux par une chaîne de galle /; surl’un est adaptée une manivelle m 2 , que l’on tourne à volonté, à droite ou àgauche, pour faire monter ou descendre les quatre tiges et avec elles lefaux fond et la bassine.
Une roue à rochet n, munie de son cliquet d’arrêt o (fig. 6) retient letout en place, lorsqu’on a ainsi fixé la hauteur précise du système, pourque la surface inférieure des rouleaux A trempe de la quantité voulue dansle liquide.
Lorsque la bassine doit être tout à fait descendue, les cames sont tour-nées en sens contraire de la position qu’elles occupent sur le dessin, et onla fait reposer par son faux fond, au moyen de six gallets q, sur les partiessaillantes r ménagées au cadre en fonte s, qui est renfermé à l’intérieurdes bâtis S de l’appareil.
La caisse supérieure T, qui doit alimenter la seconde série de rouleauxA', et qui est également fixée sur les côtés du bâti, est munie à sa base deplusieurs tubulures à robinets U, qui déversent l’eau chaude sur toutel'étendue des cylindres et d’une manière régulière.
Il est évident que cette caisse, comme la bassine inférieure, pourraitêtre disposée de manière à être, au besoin, chauffée à la vapeur, afin demaintenir l’eau constamment à la même température.
TRAVAIL ET APPLICATION DE LA MACHINE.
Il est facile de comprendre maintenant comment fonctionne l’appareil :il suffit de présenter l’espèce de galette plate ou conique qui a été préala-blement bastie, à l’action des rouleaux A et A', qui, dès qu’ils sont mis enmouvement, l’entraînent par leur rotation continue, en même temps qu’ilsexercent une friction latérale et alternative sur les deux faces de l’étoffe,qui chemine ainsi, toujours soumise à deux pressions énergiques et simul-