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tanées, l’une dans le sens longitudinal , l’autre dans le sens transversal.
Cette opération doit se renouveler plusieurs fois aün de resserrer deplus en plus les fibres de l’étoffe et lui donner ainsi plus d’épaisseur et plusde consistance.
On conçoit que pour les chapeaux qui, comme on l’a vu plus haut, sontdéjà préparés sur une forme conique, il est essentiel de les feutrer inégale-ment, c’est-à-dire de les faire plus épais sur les bords que sur le fond. Onobtient aisément un tel résultat en ployant préalablement les bords exté-rieurs de la pièce plusieurs fois sur eux-mêmes, afin qu’en la passantentre les rouleaux ces bords se feutrent nécessairement davantage etacquièrent, par suite, sensiblement plus d’épaisseur.
Cette machine peut servir, comme nous l’avons dit, au feutrage et aufoulage de toute espèce d'étoffes, soit en laine, soit en mélange de coton etde laine. Cette application ne nécessite aucun changement de principe dansl’appareil, mais seulement des dispositions accessoires, comme, par exemple,le mode de^conduire l’étolfe qui, du reste, peut être analogue à celui em-ployé dans les autres machines.
Les rouleaux, au lieu d’être unis comme ils ont été représentés, peuvent,dans certains cas, recevoir des cannelures longitudinales, transversales ouhéliçoïdes.
Lorsqu’il s’agit de fouler une pièce d’étoffe d’une certaine étendue,M. Laville en forme une sorte de tube, en réunissant les deux lisières parune couture provisoire. Ce tube est introduit tout aplati entre les rouleauxde l’appareil, et le double mouvement qui leur est imprimé le foule et lecomprime en faisant frotter ses deux côtés l’un contre l’autre. On arriveainsi à fouler l’étoffe au point voulu, tout en lui conservant une largeuruniforme dans toute son étendue.
On pourrait, suivant l’auteur, superposer un certain nombre de piècesd’étotfe semblables qui, en passant entre les rouleaux seraient fouléessimultanément.
En résumé : la machine de M. Laville ne sert pas seulement, comme onle comprend, à fouler les chapeaux de feutre qui ont été bastis sur l’appareilprécédent, mais encore toute espèce d étoffés de laine ou autres, aussi bienles plus minces et les plus légères, comme les plus épaisses et les plus fortes.
FOULEUSE A RESSORTS.
MACHINE A FOULER LES DRAPS, LES CACHEMIRES ET AUTRES TISSUS.Par M. H. DESP1AS, mécanicien à Elbeuf .
Nous avons publié, il y a déjà plusieurs années, dans le cinquième vo-lume de notre Recueil industriel, cette fouleuse à ressorts et à pressionprogressive, qui est généralement reconnue aujourd’hui supérieure à toutes