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Tome dixième.
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FABRICATION DO CAOOTCHOOC VULCANISÉ.

soit quelle doive tenir comme caoutchouc souple, et se mélanger avecdes titres, ou non, soit encore quelle doive être employée à létat de caout-chouc durci.

II ne nous paraît pas nécessaire de décrire le laveur et le réducteur quisont des appareils très-simples, bien connus, et en usage dans dautresbranches dindustrie.

Broyeur mélangeur. Cest évidemment lune des machines les plusessentielles pour le traitement du caoutchouc. Elle est, en effet, indispen-sable pour effectuer, dune manière complète, le broyage et le mélangedes matières que lon soumet à son action.

Comme le montrent les fig. 4, 5 et 6 du dessin, pl. 2 e , qui représententcet appareil, en plan, en élévation et en coupe transversale, il se composeparticulièrement de deux gros cylindres en fonte A et A', situés dans unmême plan horizontal, et disposés de manière à pouvoir se rapprocher ousécarter à volonté de la quantité que lon juge convenable.

Pour cela, les tourillons de ces cylindres sont reçus dans des paliers oucoussinets de bronze, rendus mobiles, à laide des deux vis de rappel a et a',que lon manœuvre à la main. Lensemble du mécanisme repose sur deuxbâtis en fonte B, solidement fixés sur un massif en maçonnerie.

Laction du broyeur-mélangeur doit être à la fois dissolvante et méca-nique, aussi les cylindres sont munis dun système de chauffage à la va-peur; et ils sont commandés de façon à posséder une grande énergie.

Le caoutchouc soumis à cet appareil est déjà presque à létat de pâte ;il est, en effet, en partie aggloméré par les opérations précédentes. Il fautdonc achever le broyage en même temps que son mélange avec les diversessubstances dont nous avons parlé ci-dessus.

En conséquence, on opère à chaud, et pour cela, les cylindres sontchauffés au moyen de la vapeur que lon fait arriver par les tourillons.Comme il faut les refroidir entre les opérations successives, les tourillonslivrent passage également à un courant deau froide.

La disposition relative à la circulation de vapeur et deau consistedabord en deux tubes b et b' attribués le premier à la vapeur et le secondà leau, et qui régnent dans toute létendue de l'atelier pour desservirtous les appareils.

La transmission au cylindre a lieu par les tuyaux c et d, munis de leursrobinets c' et d '; ils pénètrent par les tourillons qui sont creux, et danslesquels se trouve engagée une douille e percée de deux trous, et retenuepar une garniture détoupe. Comme il est nécessaire de purger leau et lavapeur, la pièce e est en communication par ses deux canaux intérieursavec un troisième tube/allant à un conduit général/.

Il est aisé de comprendre que, lorsquon veut purger les cylindres deleau condensée, il suffit douvrir le robinet de vapeur c' et celui depurge J 2 ; le courant de vapeur et sa pression forcent leau de sécoulerau dehors.