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FABRICATION DO CAOOTCHOOC VULCANISÉ.
soit qu’elle doive tenir comme caoutchouc souple, et se mélanger avecdes titres, ou non, soit encore qu’elle doive être employée à l’état de caout-chouc durci.
II ne nous paraît pas nécessaire de décrire le laveur et le réducteur quisont des appareils très-simples, bien connus, et en usage dans d’autresbranches d’industrie.
Broyeur mélangeur. — C’est évidemment l’une des machines les plusessentielles pour le traitement du caoutchouc. Elle est, en effet, indispen-sable pour effectuer, d’une manière complète, le broyage et le mélangedes matières que l’on soumet à son action.
Comme le montrent les fig. 4, 5 et 6 du dessin, pl. 2 e , qui représententcet appareil, en plan, en élévation et en coupe transversale, il se composeparticulièrement de deux gros cylindres en fonte A et A', situés dans unmême plan horizontal, et disposés de manière à pouvoir se rapprocher ous’écarter à volonté de la quantité que l’on juge convenable.
Pour cela, les tourillons de ces cylindres sont reçus dans des paliers oucoussinets de bronze, rendus mobiles, à l’aide des deux vis de rappel a et a',que l’on manœuvre à la main. L’ensemble du mécanisme repose sur deuxbâtis en fonte B, solidement fixés sur un massif en maçonnerie.
L’action du broyeur-mélangeur doit être à la fois dissolvante et méca-nique, aussi les cylindres sont munis d’un système de chauffage à la va-peur; et ils sont commandés de façon à posséder une grande énergie.
Le caoutchouc soumis à cet appareil est déjà presque à l’état de pâte ;il est, en effet, en partie aggloméré par les opérations précédentes. Il fautdonc achever le broyage en même temps que son mélange avec les diversessubstances dont nous avons parlé ci-dessus.
En conséquence, on opère à chaud, et pour cela, les cylindres sontchauffés au moyen de la vapeur que l’on fait arriver par les tourillons.Comme il faut les refroidir entre les opérations successives, les tourillonslivrent passage également à un courant d’eau froide.
La disposition relative à la circulation de vapeur et d’eau consisted’abord en deux tubes b et b' attribués le premier à la vapeur et le secondà l’eau, et qui régnent dans toute l’étendue de l'atelier pour desservirtous les appareils.
La transmission au cylindre a lieu par les tuyaux c et d, munis de leursrobinets c' et d '; ils pénètrent par les tourillons qui sont creux, et danslesquels se trouve engagée une douille e percée de deux trous, et retenuepar une garniture d’étoupe. Comme il est nécessaire de purger l’eau et lavapeur, la pièce e est en communication par ses deux canaux intérieursavec un troisième tube/allant à un conduit général/.
Il est aisé de comprendre que, lorsqu’on veut purger les cylindres del’eau condensée, il suffit d’ouvrir le robinet de vapeur c' et celui depurge J 2 ; le courant de vapeur et sa pression forcent l’eau de s’écoulerau dehors.