60
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
Le mouvement est donné aux cylindres par l’arbre de couche C, quiporte la poulie motrice D et un pignon d’engrenage E ; ce pignon engrèneavec une grande roue F montée sur un deuxième arbre horizontal G, quicommande alors, au moyen de deux pignons H, les roues I et V fixées surles axes mêmes des cylindres.
Mais il est très-important de noter que du côté de la poulie motrice lacommande de la roue V se fait au moyen d’un pignon intermédiaire,dont on n’aperçoit guère sur le dessin que les supports g, à cause despièces du débrayage qui sont en avant. Il est évident que cette dispositionétait nécessaire pour faire que les deux cylindres A et A' tournent en senscontraire l’un de l’autre.
En calculant les diamètres des engrenages qui composent cette com-mande, on trouve que la vitesse du cylindre A est de trois tours par mi-nute, pendant que celui A' en fait quatre dans le même temps; il doitdonc en résulter, pour la matière travaillée, un étirage très-énergique parla différence des deux vitesses circonférentielles.
Lorsqu’on apporte la pâte de caoutchouc au broyeur, et que les cylin-dres commencent à l’étendre et en former une nappe, elle a évidemmentune grande tendance à occuper le plus de longueur possible, et viendraits’engager dans les bouts des cylindres, entre eux et les bâtis; si l’on n’avaitobvié à cet inconvénient, en plaçant les deux guides en bois K, qui, parleur forme, très-bien vue en plan, fig. 5, maintient sans cesse la nappe depâte à une largeur convenable.
Remarquons encore que le débrayage est construit de façon à être bienà la portée de l’ouvrier. Il se compose simplement d’un manchon L quiglisse sur l’arbre C et vient s’engager sur la poulie motrice D, laquelle estmontée folle ; la manœuvre du manchon se fait par le levier M monté àtourillon sur un goujon h, et dont la partie inférieure est en forme defourche.
Calendreur ou calender. — Cette machine, qui nous vient des États- Unis , est particulièrement destinée à réduire le composé de caoutchoucen plaques ou en feuilles de dimensions déterminées. Elle est, comme laprécédente, chauffée à la vapeur ou à l’eau chaude ; mais elle se composed’un plus grand nombre de cylindres, et son action est beaucoup plusénergique.
Nous l’avons représentée sur le dessin, pl. 3 e , sous trois aspects diffé-rents, en profil (fig. 7), pour montrer la disposition de la commande etdes robinets de communication, en vue de face (fig. 8), sur la longueur,pour faire voir la série des cylindres et leur mouvement, et en sec-tion transversale (fig. 9), afin d’indiquer le travail et la marche des rou-leaux.
On voit, par ces figures, que ce calendreur n’est autre qu’une sorte decomprimeur, très-énergique, qui se compose de quatre cylindres ou rou-leaux superposés A, A', À 2 et À 3 , de même longueur et de même dia-