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Tome dixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

Le mouvement est donné aux cylindres par larbre de couche C, quiporte la poulie motrice D et un pignon dengrenage E ; ce pignon engrèneavec une grande roue F montée sur un deuxième arbre horizontal G, quicommande alors, au moyen de deux pignons H, les roues I et V fixées surles axes mêmes des cylindres.

Mais il est très-important de noter que du côté de la poulie motrice lacommande de la roue V se fait au moyen dun pignon intermédiaire,dont on naperçoit guère sur le dessin que les supports g, à cause despièces du débrayage qui sont en avant. Il est évident que cette dispositionétait nécessaire pour faire que les deux cylindres A et A' tournent en senscontraire lun de lautre.

En calculant les diamètres des engrenages qui composent cette com-mande, on trouve que la vitesse du cylindre A est de trois tours par mi-nute, pendant que celui A' en fait quatre dans le même temps; il doitdonc en résulter, pour la matière travaillée, un étirage très-énergique parla différence des deux vitesses circonférentielles.

Lorsquon apporte la pâte de caoutchouc au broyeur, et que les cylin-dres commencent à létendre et en former une nappe, elle a évidemmentune grande tendance à occuper le plus de longueur possible, et viendraitsengager dans les bouts des cylindres, entre eux et les bâtis; si lon navaitobvié à cet inconvénient, en plaçant les deux guides en bois K, qui, parleur forme, très-bien vue en plan, fig. 5, maintient sans cesse la nappe depâte à une largeur convenable.

Remarquons encore que le débrayage est construit de façon à être bienà la portée de louvrier. Il se compose simplement dun manchon L quiglisse sur larbre C et vient sengager sur la poulie motrice D, laquelle estmontée folle ; la manœuvre du manchon se fait par le levier M monté àtourillon sur un goujon h, et dont la partie inférieure est en forme defourche.

Calendreur ou calender. Cette machine, qui nous vient des États- Unis , est particulièrement destinée à réduire le composé de caoutchoucen plaques ou en feuilles de dimensions déterminées. Elle est, comme laprécédente, chauffée à la vapeur ou à leau chaude ; mais elle se composedun plus grand nombre de cylindres, et son action est beaucoup plusénergique.

Nous lavons représentée sur le dessin, pl. 3 e , sous trois aspects diffé-rents, en profil (fig. 7), pour montrer la disposition de la commande etdes robinets de communication, en vue de face (fig. 8), sur la longueur,pour faire voir la série des cylindres et leur mouvement, et en sec-tion transversale (fig. 9), afin dindiquer le travail et la marche des rou-leaux.

On voit, par ces figures, que ce calendreur nest autre quune sorte decomprimeur, très-énergique, qui se compose de quatre cylindres ou rou-leaux superposés A, A', À 2 et À 3 , de même longueur et de même dia-