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Tome dixième.
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FABRICATION BU CAOUTCHOUC VULCANISÉ.

détau, forment des disques qui sont enfilés par leur centre, au nombre de 5 ou 6,sur un pivot faisant partie dune machine, dont les rouages font tourner ce pivot surlui-même, en même temps quil avance dune manière régulière et progressive. Uncouteau circulaire, animé dune vitesse de <1,200 tours par minute, auquel se présen-tent les poires enfilées sur le pivot, détache un ruban, ayant pour largeur lépais-seur des poires et dune longueur de 30 mètres environ. Ces rubans, réunis les unsau bout des autres par ladhérence naturelle au caoutchouc, sont ensuite passés dansune machine composée de lames dacier enchevêtrées les unes dans les autres, aunombre de 15 ou 16, et formant, pendant le mouvement de rotation en sens contrairedont elles sont animées, leffet dun certain nombre de cisailles placées les unes àcôté des autres. Les rubans en sortent donc séparés en fils carrés qui sont de nou-veau soudés les uns aux bouts des autres, puis fortement tendus en les plaçant surdes dévidoirs, sur lesquels ils restent plusieurs jours. Us en sont retirés, dénués detoute élasticité ; placés sur des bobines par quantité de 500 gr., ils sont livrés dans cetétat, soit à latelier de tissage, soit à la consommation des nombreuses fabriqueson soccupe spécialement de la confection des tissus élastiques.

2° Les blocs cylindriques, destinés à la fabrication du fil de seconde qualité, sontdabord découpés perpendiculairement à leur axe en palets circulaires ayant 5 à 6centimètres dépaisseur, qui sont découpés en rubans sur les mêmes machines em-ployées à découper les poires ; les rubans obtenus sont divisés en fils placés sur desdévidoirs, puis mis en bobines absolument de la même manière que les rubansnaturels.

3° Les blocs, mélangés de soufre, sont divisés en palets circulaires, puis soumisde suite à la vulcanisation qui les rend ensuite à la filature, ces palets vulcaniséssont soumis au travail des machines indiquées ci-dessus, qui les réduisent dabord enrubans, puis en fils ; ces fils sont immédiatement mis en bobines et livrés à la con-sommation.

Afin de protéger les fils de caoutchouc contre les écorchures quoccasionnent quel-quefois les dents du peigne des tisserands, les fils des trois qualités sont souventcouverts en spirale dun fil de coton. Cette opération se fait avant la mise en bobinessur des machines, le fil de caoutchouc se dévidant dune bobine pour se renvidersur une autre, est tendu pendant un certain espace et reçoit pendant sa tension le filde coton qui provient dune petite bobine portée sur une ailette tournant avec uneextrême vitesse autour du fil de caoutchouc.

9. Latelier de tissage, situé en dehors de lusine, reçoit les fils élastiques, lesplace sur des ensouples dun métier de tisserand ordinaire, et ils forment la chaînedun ruban, dont la trame est formée dun fil de coton ou de soie; des chaînes dematière textile forment lendroit et lenvers de ce tissu qui, daprès le moulage de lapièce, laisse toujours le fil de caoutchouc entre les fils formant lenvers et ceux for-mant lendroit. La pièce étant retirée du métier est chauffée pour produire le ren-trage du fil élastique. Le caoutchouc, situé dans lépaisseur du tissu, est alors invi-sible d'un côté comme de lautre.

Des lisses et des Jacquarts, adoptés aux métiers, permettent de former sur cesrubans les dessins les plus variés.

10. Latelier de vulcanisation reçoit, des divers autres ateliers, des pièces de na-tures différentes, auxquelles il doit appliquer la chaleur nécessaire pour produire laréaction quon appello la vulcanisation. Les appareils quon emploie pour arriver àce but sont de deux natures distinctes appropriées aux pièces à traiter. Cette expo-