69
FABRICATION BU CAOUTCHOUC VULCANISÉ.
d’étau, forment des disques qui sont enfilés par leur centre, au nombre de 5 ou 6,sur un pivot faisant partie d’une machine, dont les rouages font tourner ce pivot surlui-même, en même temps qu’il avance d’une manière régulière et progressive. Uncouteau circulaire, animé d’une vitesse de <1,200 tours par minute, auquel se présen-tent les poires enfilées sur le pivot, détache un ruban, ayant pour largeur l’épais-seur des poires et d’une longueur de 30 mètres environ. Ces rubans, réunis les unsau bout des autres par l’adhérence naturelle au caoutchouc, sont ensuite passés dansune machine composée de lames d’acier enchevêtrées les unes dans les autres, aunombre de 15 ou 16, et formant, pendant le mouvement de rotation en sens contrairedont elles sont animées, l’effet d’un certain nombre de cisailles placées les unes àcôté des autres. Les rubans en sortent donc séparés en fils carrés qui sont de nou-veau soudés les uns aux bouts des autres, puis fortement tendus en les plaçant surdes dévidoirs, sur lesquels ils restent plusieurs jours. Us en sont retirés, dénués detoute élasticité ; placés sur des bobines par quantité de 500 gr., ils sont livrés dans cetétat, soit à l’atelier de tissage, soit à la consommation des nombreuses fabriques oùon s’occupe spécialement de la confection des tissus élastiques.
2° Les blocs cylindriques, destinés à la fabrication du fil de seconde qualité, sontd’abord découpés perpendiculairement à leur axe en palets circulaires ayant 5 à 6centimètres d’épaisseur, qui sont découpés en rubans sur les mêmes machines em-ployées à découper les poires ; les rubans obtenus sont divisés en fils placés sur desdévidoirs, puis mis en bobines absolument de la même manière que les rubansnaturels.
3° Les blocs, mélangés de soufre, sont divisés en palets circulaires, puis soumisde suite à la vulcanisation qui les rend ensuite à la filature, où ces palets vulcaniséssont soumis au travail des machines indiquées ci-dessus, qui les réduisent d’abord enrubans, puis en fils ; ces fils sont immédiatement mis en bobines et livrés à la con-sommation.
Afin de protéger les fils de caoutchouc contre les écorchures qu’occasionnent quel-quefois les dents du peigne des tisserands, les fils des trois qualités sont souventcouverts en spirale d’un fil de coton. Cette opération se fait avant la mise en bobinessur des machines où, le fil de caoutchouc se dévidant d’une bobine pour se renvidersur une autre, est tendu pendant un certain espace et reçoit pendant sa tension le filde coton qui provient d’une petite bobine portée sur une ailette tournant avec uneextrême vitesse autour du fil de caoutchouc.
9. L’atelier de tissage, situé en dehors de l’usine, reçoit les fils élastiques, lesplace sur des ensouples d’un métier de tisserand ordinaire, et ils forment la chaîned’un ruban, dont la trame est formée d’un fil de coton ou de soie; des chaînes dematière textile forment l’endroit et l’envers de ce tissu qui, d’après le moulage de lapièce, laisse toujours le fil de caoutchouc entre les fils formant l’envers et ceux for-mant l’endroit. La pièce étant retirée du métier est chauffée pour produire le ren-trage du fil élastique. Le caoutchouc, situé dans l’épaisseur du tissu, est alors invi-sible d'un côté comme de l’autre.
Des lisses et des Jacquarts, adoptés aux métiers, permettent de former sur cesrubans les dessins les plus variés.
10. L’atelier de vulcanisation reçoit, des divers autres ateliers, des pièces de na-tures différentes, auxquelles il doit appliquer la chaleur nécessaire pour produire laréaction qu’on appello la vulcanisation. Les appareils qu’on emploie pour arriver àce but sont de deux natures distinctes appropriées aux pièces à traiter. Cette expo-