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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
sition à la chaleur se fait au moyen de chaudières fermées en tôle, dans lesquellesarrive de la vapeur à 3 ou 4 atmosphères, destinée à donner aux objets qui y sontcontenus une température de 130 à 140°, ou bien au moyen de chaudières chaufféesdans leur partie inférieure et contenant du soufre à l’état de fusion, dans lequel onimmerge les pièces de faible dimension, qui ne doivent subir aucune altération à leurssurfaces pendant cette opération.
Les chaudières employées pour le chauffage à la vapeur sont au nombre de trois :l’une, destinée à la vulcanisation des tuyaux, a 10 mètres de long sur un diamètrede 30 centimètres. Les tuyaux placés sur des mandrins sont mis dans cette sorte debouilleur, dont les deux extrémités sont alors fermées par des tampons maintenuspar des boulons, puis la vapeur y est envoyée des générateurs et y est maintenue audegré nécessaire pendant tout le temps que doit durer l’opération. La seconde chau-dière, destinée à des pièces de dimensions ordinaires, a 1"20 de diamètre sur 1 m 50de longueur; elle porte un couvercle qui s’assujettit sur le corps de la chaudière aumoyen de boulons. On y vulcanise les feuilles, les articles de formes diversesqui doivent être enfermés entre des plaques ou dans des moules très-résistants, pen-dant toute la durée du chauffage, afin d’éviter les déformations que ce mode de vul-canisation tend à produire. Une troisième chaudière, ayant 1 mètre de diamètre sur4“ 50 de long, est destinée à la vulcanisation des tissus qui y sont mis, roulés surdes mandrins, et aussi aux pièces de dimensions peu ordinaires et qui ne pourraientse placer dans les deux autres. La vapeur y est envoyée de même que dans la pre-mière.
La chaudière dans laquelle se fait la vulcanisation au bain de soufre a 2“ 50 dediamètre sur une profondeur de 70 cent., et est entièrement remplie de soufre fondu;un fourneau qui l’entoure, convenablement disposé, assure un chauffage régulier.Les articles, dont la surface doit rester très-polie ou qui ont reçu des dessins ou desimpressions quelconques, ceux aussi dont la forme tourmentée ne se prête pas à êtreenfermée dans des moules, sont plongés dans ce soufre et y sont maintenus au moyende poids ou d’appareils appropriés à leur forme. Us trouvent dans ce bain la chaleurqui leur est nécessaire pour produire la vulcanisation, et même pour des pièces très-minces. Le soufre qu’ils absorbent pendant leur immersion suffit pour amener lavulcanisation, bien qu’on ait pu se dispenser de leur incorporer du soufre en poudre,comme on le fait généralement.
Au moyen de ces divers modes de vulcanisation, il n’est aucun objet que l’on nepuisse produire en caoutchouc.
Comme adjonction au travail de la vulcanisation se trouvent, dans le même atelier,les chaudières où sont immergées, dans une lessive alcaline chaude, les objets donton veut retirer l’excès de soufre non combiné qui reste sur leur surface ou dans leurintérieur, et qui produit cette efflorescence continuelle de poussière grisâtre que l’onremarque sur les articles non soumis à cette opération.
11. Le caoutchouc durci, dont les applications nombreuses viennent de se substi-tuer à celle de l’écaille, du buffle, de l’ébène et même à quelques métaux, est le résul-tat d’une combinaison faite à l’aide de la chaleur, entre le caoutchouc et plusieursagents, dont le principal est encore, comme dans la vulcanisation, le soufre réduiten poudre.
La matière première, nettoyée avec un soin tout particulier, est entièrement mé-langée avec le soufre et les autres ingrédients, réduits en poudre impalpable aumuyen de laminoirs très-puissants, dont les cylindres sont chauffés à la vapeur. La