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FABRICATION DU CAOUTCHOUC VULCANISÉ.
trituration de ces matières à doses convenables, dans ces machines, produit une sortede pâte d’une grande homogénéité qui, prise en certaine quantité, est présentée à unesérie de laminoirs réunis ensemble dans les mêmes bâtis, et d’où la masse sort sousforme d’une feuille continue, dont l’épaisseur est variée suivant les applications aux-quelles on doit employer cette nouvelle substance.
Cette feuille est découpée en plaques d’une certaine longueur ; puis, ces plaques,placées dans une étuve à vapeur où elles sont supportées par des appareils conve-nablement disposés. Elles sont soumises alors pendant assez longtemps à un degréde chaleur convenable, et on les retire ayant acquis une dureté comparable à cellede la corne, d’une grande homogénéité et d’une belle couleur noire.
En formant avec les feuilles sortant des laminoirs, et avant leur exposition à lachaleur des tuyaux de diverses grosseurs, au moyen de mandrins, puis les soumet-tant à l’action de la vapeur, on obtient des tubes de caoutchouc durci applicables àun grand nombre d’articles.
Ces plaques et ces tubes sont livrés comme manière première à un grand nombred’industries où on utilise les propriétés qu’ils ont de se mouler, de se souder en-semble sous une chaleur intense et une pression très-énergique, de pouvoir êtretournés, taillés et polis avec une grande facilité, pour en confectionner des objetstrès-variés, parmi lesquels nous citerons les articles de lunetterie et d’optique, ceuxde tabletterie, etc.
Comme complément de ces divers ateliers, et pour maintenir en bon état le maté-riel assez nombreux et varié qui y est mis en usage, des ateliers de mécanique, com-prenant les tours, forges, ajustements et menuiserie, ont leur place dans l’usine deMM. Guibal et C c , et on y construit un grand nombre des machines qui y sont misesen action.
PERFECTIONNEMENTS DES APPAREILS, PAR MM. GUIBAL ET Ce.
Nous allons entrer dans quelques détails sur les nouvelles machines employées dansces ateliers, qui correspondent toutes à des produits perfectionnés ou obtenus àmeilleur marché, ou enfin aux applications nouvelles que MM. Guibal et C c ont sufaire du caoutchouc vulcanisé.
Le travail consistant à former des blocs cylindriques qui servent, comme on l’a vu,de point de départ au travail de plusieurs ateliers, s’exécute dans des pétrins quisont actuellement formés d’une boîte en fonte munie d’une porte à charnière danslaquelle tourne sur lui-même un cylindre cannelé au lieu du cylindre armé de dentsdont on se servait primitivement. Le mode d’action de ces cannelures, tout en ame-nant une trituration tout aussi complète de la matière que l’on y soumet, évite lessolutions de continuité dans la masse qui étaient dues à l’air qui s’y emprisonnait,lorsque les dents dont le cylindre était primitivement armé, y creusaient momenta-nément des cavités profondes qui, se renfermant ensuite par le rapprochement deleurs bords extérieurs, produisaient cet effet fâcheux qui se traduisait par des trousdans les feuilles que l’on tirait de ces blocs.
En outre, pendant que la matière pétrie est soumise dans le moule, à la pressiondue à une presse hydraulique, qui lui fait prendre la forme cylindrique, en rappro-chant ou condensant les différentes parties de la masse, on soumet le moule, et parconséquent la matière qu’il contient à une forte chaleur, qui a pour but d’exciter leramollissement qui se produit en pareille circonstance dans le caoutchouc, et qui