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Tome dixième.
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FABRICATION DU CAOUTCHOUC VULCANISE .

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qui doit former lune des faces de ce genre détoffes, a lieu en faisant passer ce tissuau-dessous dune règle métallique parfaitement droite, en plaçant sur le tissu etderrière la règle une certaine quantité de dissolution, et en faisant avancer létoffe quiemporte avec elle une couche très-mince et très-égale de la pâte de caoutchouc. Ilfaut alors provoquer lévaporation du dissolvant qui est contenu dans cette couchede pâte, afin quil ne reste sur le tissu quune feuille extrêmement mince de caout-chouc. Cette évaporation a été pendant longtemps obtenue en exposant simplementlétoffe enduite, dans un étendage elle se produisait spontanément. Il fallait de6 à 24 heures, suivant la saison, pour que ce travail sexécutât, et les intermittencesqui en résultaient ont amener à provoquer celte évaporation dune autre manière.

Aujourdhui, les grandes fabriques de France et dAngleterre emploient le moyensuivant et les machines qui lappliquent, semblables par les dispositions essentielles,ne diffèrent que par la forme et les dispositions de détail. Voici celles adoptées chezMM. Guibal et CL

Une table à vapeur en tôle est portée sur un bâti elle a une position horizon-tale. Un rouleau maintenu par un frein reçoit le tissu, qui passe immédiatement sousla règle se fait lapplication de la pâte et qui est située à une extrémité de latable, tandis quun second rouleau, situé à lautre extrémité, et marchant mécani-quement, tire létoffe enduite qui, pour aller du premier rouleau au second, passesur la table à vapeur la chaleur provoque lévaporation instantanée de lessence,de telle sorte quavant darriver au second rouleau, il nen reste aucune trace dansle tissu. Ce mode dopération rend la main-dœuvre très-peu importante, un seulhomme étant nécessaire pour surveiller la marche de deux ou trois appareils sem-blables, charger la pâte devant les règles à mesure quelle semploie et engrener etdégrener les courroies de commande aux moments opportuns.

Laction de cette table à vapeur a pour effet de former au-dessus du tissu uneatmosphère très-épaisse dessence vaporisée qui rend la présence de louvrier très-pénible par les étourdissements quil éprouve en la respirant. En outre, on a êtrepréoccupé dès le début de lemploi de cet appareil, de la dépense de ces quantitésde dissolvants qui après avoir formé la pâte de caoutchouc sont évaporés dans lairen pure perte.

Aussi, a-t-on cherché à reprendre une portion de lessence après son évaporation,ce qui avait le double but de réaliser une notable économie en permettant de réem-ployer le liquide recueilli, pour une nouvelle dissolution, tout en supprimant le mau-vais effet produit sur la santé des ouvriers.

Des ventilateurs convenablement installés ont permis de chasser au dehors delatelier latmosphère impure qui sélève au-dessus de la table, et ainsi les ouvriersont cessé den être incommodés; mais on navait pu encore réaliser lautre problèmedun intérêt immense au point de vue du prix de revient. Des appareils nombreuxont été essayés en Angleterre, ayant tous pour base lentraînement des vapeurs dansun courant dair qui, passant ensuite dans un réfrigérant, semblable à celui dunalambic, devait, espérait-on, y laisser la vapeur revenue à létat liquide. Ces essaisont tous été infructueux à cause de la faculté qua lair, même fortement refroidi,de conserver les vapeurs quil a recueillies tandis quil était chaud. Aussi, arrivait-ilque lair froid sortait du serpentin sans avoir abandonné aucune partie du dissolvantvaporisé.

Lappareil qui fonctionne avec tant de succès, dans latelier divry, est établi surun principe différent. Lessence vaporisée est admise dans un espace fermé aussi