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Tome dixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

complètement que possible ; bientôt cette capacité en est saturée, et une paroi decet espace, qui est maintenue froide, provoque alors la condensation des nouvellesvapeurs admises, et il ne reste plus quà diriger le liquide dans des vases extérieurs il est recueilli. Voici comment cette idée a été réalisée :

Au-dessus de la table à vapeur est disposé un toit à double pente en feuille métal-lique très-mince, larête de ce toit étant dirigée dans le sens de la longueur de latable, des parties triangulaires forment le devant et le derrière de cet appareil, enne laissant au-dessus de la table que lespace de quelques millimètres, nécessaire aupassage de létoffe. Dailleurs, les pentes du toit reçoivent constamment une pluiedeau froide qui les maintient à une basse température. Les vapeurs sélevant dutissu, se trouvent donc enfermées dans un espace que lon peut dire clos ; elles sesaturent rapidement et se condensent intérieurement sur les pentes du toit. La légèreadhésion des gouttes du liquide qui se forme avec la surface de ces pentes, fait quaulieu de retomber verticalement, elles glissent intérieurement le long de la pente,puis tombent en bas de cette pente dans une gouttière inclinée, et de dans untuyau qui sort de lappareil et déverse dans un récipient.

Sans avoir subi aucun dérangement, sans demander dentretien, cette dispositionfait que lon recueille une grande partie des 4 kil. environ du dissolvant, quil fautajouter à 1 kil. de caoutchouc pour obtenir la pâte convenable, et qui étaient tota-lement perdus auparavant. Il est inutile dinsister sur limportance dun semblablerésultat.

Les métiers sur lesquels létablissement confectionne les feuilles lisses sont dis-posés de telle sorte que le tissu sur lequel sapplique la pâte et qui a reçu un apprêtspécial pour empêcher ladhérence des étoffes avec le caoutchouc, forme toile sansfin, en passant sur deux tambours éloignés lun de lautre de plusieurs mètres. Decette façon la couche de caoutchouc ne subit aucun enroulement sur elle-même, effetsans influence lorsque cette couche est très-mince comme dans les tissus imperméa-bles, mais qui altérerait, au contraire, la surface des feuilles ayant de 1 à 2 milli-mètres dépaisseur, telles quon les emploie le plus souvent.

MM. Guihal et C e ont introduit, depuis peu de temps, dans leur fabrication, letraitement à chaud du caoutchouc sans dissolution préalable, mode dopération pré-cédemment employé par les Américains, et indiqué en traitant du travail des ate-liers, n s 4 et 11. Cela les a conduits à établir des laminoirs puissants dont les cy-lindres sont chauffés à la vapeur, ainsi que la machine dans laquelle se font lesfeuilles par ce procédé, et le caoutchouc reçoit successivement et sans interrup-tion un triple laminage.

Le caoutchouc vulcanisé nayant plus la propriété de se souder avec lui-même, ilest important de produire des longueurs assez grandes de tuyaux ; on fabriquait pré-cédemment ces objets par bouts de 8 mètres, mais, étant parvenue à surmonter lesdifficultés quoffre le chauffage dune manière égale dune chaudière à vapeur dunegrande longueur et dun petit diamètre, la maison fabrique maintenant des tuyauxpar bouts de 10 mètres.