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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
complètement que possible ; bientôt cette capacité en est saturée, et une paroi decet espace, qui est maintenue froide, provoque alors la condensation des nouvellesvapeurs admises, et il ne reste plus qu’à diriger le liquide dans des vases extérieursoù il est recueilli. Voici comment cette idée a été réalisée :
Au-dessus de la table à vapeur est disposé un toit à double pente en feuille métal-lique très-mince, l’arête de ce toit étant dirigée dans le sens de la longueur de latable, des parties triangulaires forment le devant et le derrière de cet appareil, enne laissant au-dessus de la table que l’espace de quelques millimètres, nécessaire aupassage de l’étoffe. D’ailleurs, les pentes du toit reçoivent constamment une pluied’eau froide qui les maintient à une basse température. Les vapeurs s’élevant dutissu, se trouvent donc enfermées dans un espace que l’on peut dire clos ; elles sesaturent rapidement et se condensent intérieurement sur les pentes du toit. La légèreadhésion des gouttes du liquide qui se forme avec la surface de ces pentes, fait qu’aulieu de retomber verticalement, elles glissent intérieurement le long de la pente,puis tombent en bas de cette pente dans une gouttière inclinée, et de là dans untuyau qui sort de l’appareil et déverse dans un récipient.
Sans avoir subi aucun dérangement, sans demander d’entretien, cette dispositionfait que l’on recueille une grande partie des 4 kil. environ du dissolvant, qu’il fautajouter à 1 kil. de caoutchouc pour obtenir la pâte convenable, et qui étaient tota-lement perdus auparavant. Il est inutile d’insister sur l’importance d’un semblablerésultat.
Les métiers sur lesquels l’établissement confectionne les feuilles lisses sont dis-posés de telle sorte que le tissu sur lequel s’applique la pâte et qui a reçu un apprêtspécial pour empêcher l’adhérence des étoffes avec le caoutchouc, forme toile sansfin, en passant sur deux tambours éloignés l’un de l’autre de plusieurs mètres. Decette façon la couche de caoutchouc ne subit aucun enroulement sur elle-même, effetsans influence lorsque cette couche est très-mince comme dans les tissus imperméa-bles, mais qui altérerait, au contraire, la surface des feuilles ayant de 1 à 2 milli-mètres d’épaisseur, telles qu’on les emploie le plus souvent.
MM. Guihal et C e ont introduit, depuis peu de temps, dans leur fabrication, letraitement à chaud du caoutchouc sans dissolution préalable, mode d’opération pré-cédemment employé par les Américains, et indiqué en traitant du travail des ate-liers, n“ s 4 et 11. Cela les a conduits à établir des laminoirs puissants dont les cy-lindres sont chauffés à la vapeur, ainsi que la machine dans laquelle se font lesfeuilles par ce procédé, et où le caoutchouc reçoit successivement et sans interrup-tion un triple laminage.
Le caoutchouc vulcanisé n’ayant plus la propriété de se souder avec lui-même, ilest important de produire des longueurs assez grandes de tuyaux ; on fabriquait pré-cédemment ces objets par bouts de 8 mètres, mais, étant parvenue à surmonter lesdifficultés qu’offre le chauffage d’une manière égale d’une chaudière à vapeur d’unegrande longueur et d’un petit diamètre, la maison fabrique maintenant des tuyauxpar bouts de 10 mètres.